Nouveau Mitsubishi Eclipse Sportback : jusqu’à 622 km d’autonomie pour le retour d’un nom légendaire
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Mitsubishi ressuscite l’Eclipse, nom disparu depuis 14 ans, sous la forme d’un SUV coupé électrique capable de parcourir jusqu’à 622 km avec une seule charge (Mitsubishi, juin 2026).
Le constructeur japonais parie sur la nostalgie en ressuscitant un nom emblématique, mais sous une forme radicalement différente : un SUV électrique et non plus le coupé sportif culte des années 90-2000. Le nom suffit-il à justifier le choix, ou faut-il juger le produit sur ses mérites propres ? Voici ce que les chiffres et la stratégie révèlent.
Pourquoi Mitsubishi ressuscite l’Eclipse sous forme de SUV électrique
L’Eclipse originale le coupé sportif à deux portes taillé pour la conduite dynamique a disparu en 2012. Ce que Mitsubishi présente aujourd’hui n’a plus rien à voir avec cet ADN.

Le nouvel Eclipse Sportback est un SUV coupé électrique. La rupture est totale, assumée, délibérée. Mitsubishi ne cherche pas à prolonger l’héritage sportif : il capitalise sur un nom qui résonne encore dans la mémoire des automobilistes de 35 à 55 ans.
Cette stratégie n’est pas nouvelle chez Mitsubishi. La marque a déjà apposé des noms historiques sur des produits radicalement différents le Lancer en est un exemple récent. C’est un choix marketing assumé, pas une continuité de gamme.
Techniquement, ce choix s’explique aussi par la structure industrielle de la marque. Mitsubishi fait partie de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, ce qui lui permet de partager des plateformes électriques existantes pour développer de nouveaux modèles à moindre coût et dans des délais réduits.
Pionnière du SUV électrifié avec l’Outlander PHEV, la marque peine pourtant à s’imposer sur le segment 100 % électrique face à Volkswagen, Hyundai ou Stellantis. L’Eclipse Sportback est conçu pour combler ce retard.
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622 km d’autonomie : les vraies performances du nouvel Eclipse Sportback
Mitsubishi propose deux configurations de batterie sur cet Eclipse Sportback.
La version d’entrée de gamme embarque une batterie de 52 kWh, développe 177 ch et affiche une autonomie annoncée de 455 km selon le cycle WLTP (Mitsubishi, juin 2026). L’autonomie réelle en usage mixte sera inférieure, comme pour tout véhicule électrique.

La version supérieure monte à 75 kWh. La puissance grimpe à 214 ch et l’autonomie atteint 622 km WLTP (Mitsubishi, juin 2026) le chiffre mis en avant dans la communication de la marque, qui place l’Eclipse Sportback parmi les modèles les plus endurants de son segment.
Les deux versions fonctionnent en propulsion deux roues motrices. Pas de transmission intégrale au programme, du moins dans cette première déclinaison.
La plateforme serait partagée avec Nissan dans le cadre de l’Alliance, selon les informations disponibles Mitsubishi n’a pas précisé quelle architecture exacte est utilisée. Cela laisse ouverte la question des performances en recharge rapide, sur laquelle la marque n’a pas encore communiqué de données précises.
Quand et où acheter le nouvel Eclipse Sportback électrique
Mitsubishi a confirmé une commercialisation aux États-Unis en priorité (Mitsubishi, juin 2026). C’est le premier marché visé, ce qui oriente clairement le positionnement : un SUV coupé électrique pensé pour les grands espaces et les longues distances.
L’arrivée en Europe reste à confirmer officiellement. Aucune date ni aucun prix catalogue européen n’ont été communiqués à ce stade. Pour les acheteurs français, la prudence s’impose.
Ce calendrier révèle une stratégie claire : le marché américain, moins saturé en SUV électriques premium, offre un terrain plus favorable pour un modèle qui mise autant sur son nom que sur ses caractéristiques.
En Europe, l’Eclipse Sportback devra affronter des concurrents directs mieux établis. Volkswagen ID.5, Hyundai Ioniq 5, Kia EV6 : tous proposent des autonomies comparables avec des architectures de recharge rapide plus récentes. L’incertitude sur la plateforme utilisée pourrait constituer un handicap perçu sur ce marché.
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Conclusion
Mitsubishi joue un pari audacieux en ressuscitant l’Eclipse sous une forme électrique et pratique, loin de l’esprit sportif originel. Les chiffres sont solides : 622 km d’autonomie WLTP avec la batterie 75 kWh, c’est une promesse sérieuse sur le papier. Reste une inconnue majeure : les performances réelles en recharge rapide, que Mitsubishi n’a pas encore dévoilées.
Le nom Eclipse vous suffit-il, ou attendez-vous de voir les données de recharge réelle avant de vous décider ?
