News

« Plus cher que le Peugeot e-5008 : le Skoda Peaq 7 places ouvre ses commandes « 

Par GillesMis à jour le 26 juin 2026
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Partager :FacebookXWhatsApp

Skoda ouvre les commandes du Peaq le 23 juin 2026, son plus grand SUV électrique 7 places, à partir de 56 460 €  soit 5 170 € de plus que le Peugeot e-5008 (51 290 €). Dimensions supérieures, 56 ch de plus et charge à 199 kW : voici ce qui justifie l’écart.

Le constructeur tchèque a lancé les commandes du Peaq le 23 juin 2026, avec des livraisons prévues à l’automne 2026. Pour les acheteurs en quête d’un SUV électrique 7 places, la question est directe : pourquoi débourser 5 000 € de plus que le Peugeot e-5008 ?

Skoda Peaq vs Peugeot e-5008 : l’écart tarifaire décrypté

Le Peaq 90 Clever démarre à 56 460 € . Le Peugeot e-5008 Allure, lui, s’affiche à 51 290 €. L’écart est de 5 170 €.

Skoda Peaq (2026) vue de face
@Skoda : Peaq (2026) vue de face

Premier point : le gabarit. Le Peaq mesure 4,87 mètres de long, avec un empattement de 2,97 mètres. Le Peugeot e-5008 affiche 2,90 mètres d’empattement, soit 7 cm de moins. Ces centimètres se traduisent directement dans l’espace habitable pour les passagers du troisième rang. Le Peaq est d’ailleurs le plus grand modèle jamais produit par Skoda , 12 cm plus long que le Kodiaq.

Skoda Peaq (2026) vue de devant
@Skoda : Peaq (2026) vue de devant

Le poids suit logiquement : plus de 2,4 tonnes sur la balance. Pour déplacer cette masse, Skoda a misé sur la puissance. Le Peaq 90 développe 286 ch , contre 230 ch pour le Peugeot e-5008, soit 56 ch supplémentaires. La version intégrale 90x monte à 299 ch.

La configuration 7 places est proposée de série sur le Peaq, avec une option 5 places sans surcoût. C’est l’inverse de la logique habituelle, où les places supplémentaires coûtent plus cher.

La gamme au lancement est volontairement réduite : deux finitions (Clever et Sportline) et deux motorisations (90 propulsion et 90x intégrale). Le Peaq 90x Clever démarre à 59 310 €, et le sommet de gamme, le 90x Sportline, atteint 66 420 €. À titre de comparaison, le Peugeot e-5008 plafonne à 58 690 €, soit moins que le Peaq 90x Clever à 59 310 €.

À lire aussi : Honda relance sa petite électrique la plus déjantée : son mode secret fait la différence

Performances et recharge : où le Peaq justifie son surcoût

Le Peaq repose sur la plateforme MEB+ du groupe Volkswagen. Cela lui confère un avantage concret sur la recharge rapide : 199 kW en pic , contre 160 kW maximum pour le Peugeot e-5008. En pratique, le Peaq passe de 10 à 80 % en 28 minutes sur une borne rapide.

Skoda Peaq (2026) vue de profil
@Skoda : Peaq (2026) vue de profil

Sur l’autonomie, le Peugeot reprend l’avantage. Le e-5008 annonce jusqu’à 668 km (WLTP) avec sa batterie de 97 kWh. Le Peaq 90 affiche 628 km (WLTP) avec 91 kWh. L’écart de 40 km en faveur du Peugeot s’explique par une batterie plus grande (97 kWh contre 91 kWh). Le Peaq limite la casse grâce à un Cx de 0,249, remarquable pour un véhicule de plus de 2,4 tonnes.

Côté performances dynamiques, le Peaq 90 abat le 0-100 km/h en 7,1 secondes. Le 90x intégrale descend à 6,7 secondes. Pour un SUV familial de cette taille, c’est cohérent avec le positionnement premium affiché.

Le coffre mérite aussi l’attention. En configuration 7 places, le volume oscille entre 299 et 1 010 litres tous les sièges rabattus, plus un coffre de 37 litres à l’avant. La capacité de remorquage atteint 2 tonnes sur toutes les versions. Un argument de poids pour les familles qui partent en vacances avec une caravane ou un van.

Skoda Peaq (2026) vue arrière
@Skoda : Peaq (2026) vue arrière

Équipements et technologies : le Peaq mise sur le confort premium

L’habitacle du Peaq mise sur l’équipement. L’écran tactile vertical de 13,6 pouces tourne sous Android, une interface désormais familière dans le groupe Volkswagen.

Le toit panoramique intègre la technologie Dynamic Shade Control : l’opacification se déclenche à la demande, sans manuel de magasin.

Le mode camping mérite une mention particulière. Il permet de faire fonctionner la climatisation moteur éteint, en puisant sur la batterie. Pour les familles qui s’établissent sur une aire de repos ou qui bivouaquent, c’est une fonctionnalité concrète.

Skoda a volontairement limité la gamme au lancement à deux finitions et deux motorisations. Une version Peaq 60 est prévue ultérieurement, avec 204 ch, une batterie de 63 kWh et une autonomie d’environ 460 km (WLTP), sous la barre des 50 000 €. Cette version rééquilibrera le positionnement face au Peugeot e-5008, mais le lancement ciblera clairement le segment haut de gamme.

Skoda Peaq (2026) vue intérieure
@Skoda : Peaq (2026) vue intérieure

Verdict : justifié ou surcoté ?

Le Skoda Peaq ne cherche pas à concurrencer le Peugeot e-5008 sur le prix : il l’assume avec plus d’espace, plus de puissance et une recharge 39 kW plus rapide. La version Peaq 60, prévue ultérieurement à moins de 50 000 €, ouvrira une deuxième façade tarifaire face au Peugeot.

Ce surcoût de 5 170 € vous semble-t-il justifié par les 7 places de série, les 56 ch supplémentaires et la recharge 39 kW plus rapide ?

À lire aussi : Stellantis lance un nouvel utilitaire électrique malin : son prix pourrait faire très mal à la concurrence

Conclusion

Le Škoda Peaq assume pleinement son positionnement tarifaire plus élevé que celui du Peugeot e-5008 en apportant une réponse axée sur l’espace intérieur, la puissance mécanique et une vitesse de recharge supérieure. En capitalisant sur un équipement technologique de pointe et des fonctionnalités de confort pensées pour l’aventure en famille, la marque tchèque parachève sa montée en gamme en 2026. Selon vous, ce surcoût de 5 170 € est-il pleinement justifié par les 7 places de série, les 56 chevaux supplémentaires et la recharge plus rapide du Peaq, ou la promesse d’une autonomie supérieure à moindre coût fait-elle pencher la balance en faveur de Peugeot ?

Sujets liés :Skoda Peaq (2026)
Auteur

Gilles

Suit l’actualité automobile, les nouveautés constructeurs et les tendances mobilité pour iTransports.

Voir ses articles