Honda relance sa petite électrique la plus déjantée : son mode secret fait la différence
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Après quatre ans d’absence du marché électrique européen et l’échec cuisant de la Honda e, Honda revient au Royaume-Uni le 22 juin 2026 avec la Super-N.
Pour les acheteurs de petites électriques cherchant du caractère sans exploser le budget, c’est une opportunité rare : une voiture pensée pour être amusante, pas juste utile. Mais ce qui fait vraiment la différence, c’est un secret caché sous le volant un mode qui ressuscite une tradition Honda vieille de 40 ans et démocratise une expérience jusqu’ici réservée aux EVs premium à 68 000 €.
Honda revient avec une petite électrique pensée pour être amusante et elle arrive au bon moment
La Honda e, c’était une belle idée mal exécutée sur le plan commercial. Moins de 2 110 unités vendues en Europe en 2022, 101 exemplaires passés en Allemagne en 2023, un prix culminant à 42 100 € pour une batterie de 28,5 kWh. Honda a tiré le rideau fin 2023, puis a également discontinué le e:Ny1, laissant la marque sans le moindre véhicule 100 % électrique dans sa gamme britannique.

La Super-N, c’est la réponse directe à cet échec. Et Honda a clairement retenu la leçon : on commence par le prix.
18 995 £ en entrée. C’est moins de la moitié du prix final de la Honda e. C’est aussi nettement en dessous du Jazz Hybrid. La Super-N est le véhicule électrique le moins cher de la gamme Honda UK, et l’un des EVs les plus accessibles du marché britannique .
Le timing n’est pas anodin. Le segment A des petites électriques connaît une croissance de 300 % en volume de ventes entre 2025 et 2026 au Royaume-Uni, selon Honda UK, porté par la Dacia Spring, la Fiat 500e et la Renault 5. Honda ne crée pas le marché il le rejoint au moment où il explose.
La Super-N est donc le seul EV Honda au Royaume-Uni au moment de son lancement : un seul modèle, un message sans ambiguïté.
Mais le prix n’est que la moitié de l’histoire ce qui se cache sous le volant fait la vraie différence.
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Le bouton Boost violet : quand Honda ressuscite 40 ans de tradition en mode électrique
Sur le volant de la Super-N, un bouton violet change le fond de la voiture en peigne pas métaphoriquement.
En mode standard, la Super-N développe 63 ch (47 kW). Boost activé : 94 ch (70 kW). Soit un gain de 50 % d’un simple coup de pouce. Le 0-100 km/h passe de 14,5 secondes à 10 secondes. Sur une citadine à moins de 19 000 £, c’est une transformation qui mérite qu’on s’y attarde.
Mais le Boost, ce n’est pas qu’un chiffre de puissance supplémentaire. C’est un système complet. Simultanément, une boîte de vitesses virtuelle à 7 rapports s’active, avec un limiteur de régime simulé. Le système Bose 8 haut-parleurs diffuse des sons d’échappement modélisés sur une Integra Type R. L’éclairage ambiant bascule du bleu au violet. Le tableau de bord passe en mode analogique fictif avec triple jauge.
C’est exactement ce que propose la Hyundai Ioniq 5 N vendue aux alentours de 68 000 € avec ses modes de simulation sonore et ses transformations d’ambiance. Honda l’intègre dans une citadine à 18 995 £. L’écart de prix est de quatre fois. L’expérience est comparable dans son principe Evo parle de « l’une des voitures électriques les plus amusantes à ce jour ».
Honda a déjà fait ce coup. En 1983, la City Turbo II surnommée « Bulldog » disposait d’une fonction baptisée « Scramble Boost » : une pression sur un bouton augmentait la pression du turbo de 10 % pendant 10 secondes à pleine ouverture des gaz. Ailes gonflées, carrosserie élargie, boost à la demande. Le design de la Super-N reprend exactement cette esthétique « délicieusement exagérée ».
40 ans plus tard, Honda ressuscite le concept en version électrique. Ce n’est pas de la nostalgie pour faire joli dans un communiqué de presse. C’est une cohérence d’ADN de marque qui donne au bouton Boost violet une légitimité que peu de constructeurs pourraient revendiquer.
Autonomie limitée et disponibilité : les vrais défis de la Super-N
Soyons réalise sur ce qui coince. L’autonomie WLTP annoncée est de 206 km. C’est la norme constructeur, en conditions optimales. En usage réel chauffage, autoroute, hiver britannique attendez-vous à moins. Pour une citadine urbaine utilisée au quotidien, ça passe. Pour un trajet Londres-Birmingham aller-retour sans recharge, ça ne passe pas.

Ce n’est pas un défaut rédhibitoire sur ce segment la Dacia Spring et la Fiat 500e jouent dans les mêmes eaux. Mais c’est une limite à avoir en tête avant de signer.
Sur la disponibilité : les commandes sont ouvertes depuis le 22 juin 2026, les livraisons sont prévues en juillet 2026 au Royaume-Uni. La Super-N est uniquement disponible en conduite à droite, pour le Japon et le Royaume-Uni. Pour les marchés européens continentaux France, Allemagne, Italie aucune date ni confirmation officielle d’un lancement n’existe à ce jour. Si vous lisez cet article depuis Paris ou Lyon, la Super-N n’est pas pour vous, pas encore.
C’est le vrai point de frustration pour le marché francophone. Le segment A électrique est en forte croissance en France, et Honda arrive avec exactement le bon produit au bon prix mais uniquement pour les Britanniques et les Japonais.
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Conclusion
La Super-N n’est pas une révolution électrique. C’est une réponse précise : un bouton violet qui démocratise ce que les VE à 68 000 € proposaient seuls jusqu’ici, dans une cité à moins de 19 000 £. Le Scramble Boost ressuscité 40 ans après n’est pas de la nostalgie c’est un argument de vente concret.
206 km d’autonomie WLTP : pour un usage strictement urbain au Royaume-Uni, est-ce suffisant pour que le bouton violet fasse pencher la balance ?
