La Renault 4 e-Tech affiche des chiffres de consommation qui semblent irréels. Derrière cette efficacité apparente se cache un défaut bien réel. Renault vante une faible consommation pour sa nouvelle 4 e-Tech. Pourtant, nos essais terrain racontent une autre histoire. Malgré une plateforme partagée avec la 5 e-Tech, la 4 surprend par des données qui défient la logique physique. Une sous-estimation de l’ordinateur de bord remet en cause la transparence affichée. Voici pourquoi il faut rester vigilant avant de se fier aux chiffres.

Des chiffres officiels pourtant cohérents
La Renault 4 e-Tech utilise la même base technique que la 5 e-Tech, avec une batterie de 52 kWh et un moteur électrique identique. Son aérodynamique a été optimisée pour compenser son gabarit supérieur. Résultat officiel : une différence de consommation WLTP de seulement 0,5 kWh/100 km. Cet écart semble parfaitement justifié compte tenu du poids supérieur et du format SUV de la 4 e-Tech. Découvrez notre article sur la nouvelle Renault 4 électrique.
Des consommations terrain trop belles

Lors de nos tests, la 4 e-Tech affichait des consommations inférieures à celles de la 5 e-Tech. Sur route mixte, l’écart atteignait jusqu’à 1,8 kWh/100 km. Pire, à vitesse stabilisée sur périphérique, elle faisait encore mieux. Ces résultats semblaient incohérents avec la réalité physique. Une telle efficacité, supérieure à un modèle plus petit et plus léger, a éveillé nos soupçons et justifié des vérifications poussées.
L’erreur vient du système d’affichage
Nos analyses confirment une erreur de calibrage de l’ordinateur de bord. Celui-ci affiche une consommation sous-estimée d’environ 2,2 kWh/100 km. Résultat : les chiffres paraissent flatteurs, mais sont trompeurs. Contrairement au Nissan Ariya, ce n’est ni la jauge ni la batterie qui sont en cause. La capacité utile reste correcte. Le bug concerne uniquement le calcul de la consommation instantanée et moyenne.
Retour à la vérité physique

Une fois corrigés, les chiffres de la 4 e-Tech retrouvent leur logique : elle consomme environ 0,5 kWh/100 km de plus que la 5 e-Tech. L’écart annoncé par Renault se vérifie, mais uniquement en mesures réelles. Son gabarit, son poids supérieur et son centre de gravité plus élevé expliquent cette différence. Rien d’anormal, mais l’affichage fausse les comparaisons avec d’autres modèles électriques. Retrouvez également notre article sur le Renault 5 hybride.
Ce que cela change pour l’utilisateur
Au quotidien, cette anomalie n’impacte pas la conduite ou la planification des trajets. L’autonomie restante reste cohérente. En revanche, elle induit les utilisateurs en erreur lors des comparatifs de consommation. Un correctif logiciel pourrait suffire à remettre les compteurs à zéro, littéralement. En attendant, mieux vaut comparer avec des mesures indépendantes plutôt qu’avec les données de l’écran central.
Quelles leçons pour Renault ?
Cet incident montre l’importance d’un affichage cohérent entre la consommation réelle et celle perçue. Pour une marque comme Renault, engagée dans la mobilité électrique grand public, la confiance passe aussi par la précision des instruments. À l’heure où les utilisateurs comparent chaque kWh, une erreur de ce type nuit à la transparence. Il est essentiel que les futures mises à jour corrigent ce type de dérive logicielle.
Conclusion
La Renault 4 e-Tech conserve ses qualités : style, espace, technologie. Mais ses chiffres de consommation sont à relativiser. Elle ne consomme pas moins que la 5 e-Tech, malgré ce que laisse penser l’ordinateur de bord. Un simple bug ? Probablement. En attendant, mieux vaut rester prudent. Avez-vous testé la Renault 4 e-Tech ? Avez-vous noté un écart avec la réalité ? Donnez-nous votre avis en commentaire.

