Alors que les livraisons de Tesla reculent pour la deuxième année consécutive, la marque mise désormais sur l’abonnement à la conduite autonome. Le Full Self-Driving séduit 1,1 million d’utilisateurs, une stratégie qui pourrait bouleverser l’économie du constructeur. L’avenir de Tesla ne se joue plus uniquement sur les ventes de voitures, mais sur ses revenus récurrents.
Un abonnement en forte hausse malgré les polémiques
Entre 2024 et 2025, les abonnés au Full Self-Driving sont passés de 800 000 à 1,1 million, soit une hausse de 38 %. Cette fonction avancée d’aide à la conduite, facturée 99 $ par mois, permet à Tesla d’engranger environ 1,3 milliard $ de revenus annuels. C’est un levier stratégique pour Elon Musk, dont la rémunération dépend notamment du cap des 10 millions d’abonnés. Le constructeur abandonne d’ailleurs l’achat définitif du logiciel au profit du modèle 100 % abonnement, dès le 14 février 2026.
Un service prometteur mais toujours très controversé
Malgré son nom, le Full Self-Driving n’est pas autonome : il s’agit d’un système supervisé qui exige une attention constante du conducteur. Des enquêtes ont été ouvertes aux États-Unis après des accidents imputés au logiciel. En octobre 2025, la NHTSA a recensé 58 incidents liés au système. Des plaintes pointent des infractions graves : feux grillés, virages à contresens, collisions. Un juge californien a qualifié l’appellation “Full Self-Driving” de trompeuse et mensongère, forçant Tesla à revoir son marketing.
Une stratégie centrée sur l’IA et les robotaxis
En parallèle de la baisse de ses ventes (–8 % en 2025), Tesla accélère sur l’IA, la robotique et les robotaxis. Des tests sont en cours à Austin avec des Model Y modifiés, et le déploiement est prévu dans plusieurs villes américaines dès 2026. Elon Musk promet une montée en puissance rapide et investit 20 milliards $ dans l’IA cette année, tout en développant le robot humanoïde Optimus.
Conclusion
En pariant sur le Full Self-Driving, Tesla cherche à compenser la chute de ses ventes et à se réinventer comme acteur des services de mobilité autonome. Une stratégie ambitieuse, mais semée d’embûches techniques et juridiques. Et vous, seriez-vous prêt à confier votre volant à une IA ? Dites-le-nous en commentaire !
