Alors que nombre de constructeurs désertent le terrain des petites sportives thermiques, Skoda choisit de faire de la résistance. La nouvelle Fabia 130, forte de 177 ch et d’un châssis affûté, rappelle que le plaisir automobile peut encore rimer avec simplicité.
Pas d’électrification ici, pas d’écran géant complexe à utiliser : juste un moteur thermique bien né, une transmission rapide, une position de conduite soignée et une caisse légère. Un vrai plaisir à l’ancienne.
Une sportive discrète, mais affirmée
La Fabia 130 repose sur la base Monte Carlo, mais se distingue par quelques éléments bien à elle : jantes 18 pouces, étriers rouges, logos spécifiques, lame avant discrète et bandeau noir entre les feux.
Pas de look agressif, mais une allure nettement plus affirmée que les Fabia classiques.
Sous le capot, le bloc 1.5 TSI Evo2 développe désormais 177 ch (130 kW), contre 150 ch auparavant. La boîte DSG7 reste de la partie, tout comme le couple plafonné à 250 Nm.
Mais le tempérament est bien là : le 0 à 100 km/h est abattu en 7,4 secondes, et les relances sont franches. Grâce à un poids contenu et l’absence d’hybridation, la Fabia 130 conserve une belle vivacité.
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Sur la route : réactive, équilibrée, plaisante
Skoda ne cherche pas ici à ressusciter l’esprit GTI radicale. La Fabia 130 se veut plus polyvalente que sportive, avec un bon compromis entre confort et dynamisme.
Le châssis abaissé de 15 mm et les suspensions raffermies ne pénalisent pas le confort quotidien, et l’auto reste agréable à conduire en ville comme sur route.
Lors de notre essai sur les routes sinueuses autour de Monte-Carlo, la Fabia a montré un excellent équilibre, même si les pneus hiver nuisent légèrement à la précision du train avant. La boîte DSG7, vive et intelligente, assure des rétrogradages pertinents et un comportement fluide, que ce soit en automatique ou en mode manuel via les palettes.
Et surtout, quel plaisir de conduire une auto sans assistance électrique intrusive : pas de coupure moteur inopinée, pas d’hésitation à bas régime, une pédale de frein naturelle, sans récupération parasite.
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À bord : une ergonomie classique et efficace
La Fabia 130 reste fidèle à l’esprit Skoda : une ergonomie sans faille, des commandes physiques bien placées, un écran central raisonnable et lisible, et des équipements modernes sans excès.
Les sièges baquets, le volant gainé de cuir, l’ambiance sombre et les touches de sportivité discrètes donnent du caractère à l’habitacle. Elle reste l’une des citadines les plus spacieuses du marché, avec une habitabilité généreuse à l’arrière.
Un tarif qui pique un peu
C’est au moment de signer le chèque que la Fabia 130 refroidit : 34 350 €, auxquels s’ajoute un malus de 740 €.
Certes, l’équipement est très complet, mais cela place la Fabia loin de l’image de voiture accessible qu’elle a longtemps cultivée. D’autant qu’une Seat Ibiza FR 150 ch coûte moins cher, tout comme une Clio E-Tech 160 Esprit Alpine, plus sobre, mais moins plaisante à piloter.
Verdict
La Skoda Fabia 130 n’est pas une bombinette, mais c’est sans doute la citadine essence la plus plaisante à conduire en 2026.
Son approche simple, légère, sans hybridation, combinée à une présentation dynamique et une mécanique bien calibrée, fait mouche. Dans un monde automobile qui tend à l’uniformisation électrifiée, cette Fabia rappelle qu’il est encore possible de prendre du plaisir au volant d’une petite voiture… sans prise.
