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Téléphone au volant : la suspension administrative du permis se généralise, alors qu’elle ne concernait qu’une vingtaine de départements

Par Gilles MarchettiMis à jour le 3 octobre 2026
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Tenir son téléphone en main au volant peut désormais entraîner une suspension du permis, partout en France : la mesure, longtemps réservée à une vingtaine de départements, se généralise.

Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la citoyenneté, a annoncé au Figaro le vendredi 2 octobre que le ministère de l’intérieur donne aux préfets la possibilité de suspendre le permis des automobilistes pris en flagrant délit d’usage du téléphone au volant.

« Le simple fait de tenir son téléphone à la main, sans que cela n’entraîne un excès de vitesse ou toute autre infraction, pourra désormais entraîner une suspension administrative du permis », a-t-elle déclaré.

Une instruction adressée à tous les préfets

L’usage du téléphone est déjà une infraction au code de la route. Mais « en réalité, très peu de préfets sanctionnent cet usage en lui-même », a reconnu la ministre.

Une instruction adressée à tous les préfets
Une instruction adressée à tous les préfets

L’instruction signée le 29 septembre par Laurent Nuñez, ministre de l’intérieur, et Marie-Pierre Vedrenne demande aux préfets de généraliser la sanction. La durée de la suspension est décidée au cas par cas, de quinze jours à six mois.

Les policiers ou gendarmes constatent l’infraction, mais la suspension elle-même est décidée par le préfet, qui la notifie ensuite à l’automobiliste.

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Un dispositif déjà rodé dans les Landes

Jusqu’ici, la suspension administrative n’était appliquée que dans une vingtaine de départements, pour une durée généralement fixée à quinze jours.

Les Landes l’utilisent depuis novembre 2025. En trois mois, le dispositif a conduit à la suspension de 300 permis.

Selon le ministère, l’usage repéré du téléphone au volant y aurait reculé de 12 %.

« Le téléphone au volant s’est banalisé »

« Le téléphone au volant s’est banalisé », justifie Marie-Pierre Vedrenne. « Près de 80 % des Français admettent le manipuler en conduisant. »

« Vous pouvez avoir sur la conscience une mort, tout ça parce que vous avez voulu envoyer un SMS », met en garde la ministre. En 2025, 3 515 personnes ont perdu la vie sur les routes.

« Le téléphone au volant s'est banalisé »
« Le téléphone au volant s’est banalisé »

La mesure vise « M. et Mme Tout-le-Monde », selon les mots de la ministre. Derrière la sanction, c’est la banalisation du téléphone au volant qui est ciblée, alors que la mortalité routière stagne au niveau national.

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Conclusion

En rendant la suspension de permis possible sur tout le territoire dès la simple constatation du téléphone en main, le ministère de l’Intérieur espère provoquer un déclic sécuritaire chez les automobilistes. Selon vous, la menace d’une suspension de permis sera-t-elle suffisante pour éliminer définitivement le réflexe du smartphone au volant ?

 

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Auteur

Gilles Marchetti

Rédacteur à iTransports, Gilles couvre l'actualité automobile : nouveautés, constructeurs et mobilité. Il s'appuie sur les communiqués officiels et les données des constructeurs pour livrer des brèves fiables et sourcées.

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