Tesla : coup d’arrêt brutal pour les cellules 4680 promises comme révolutionnaires

Tesla : coup d’arrêt brutal pour les cellules 4680 promises comme révolutionnaires

L’un des plus grands espoirs technologiques de Tesla vient de subir un revers. Les cellules 4680, censées révolutionner la voiture électrique, voient leur production massivement réduite. Le fournisseur L&F annonce un recul spectaculaire du contrat. En 2020, Tesla présentait fièrement ses cellules 4680, vantées comme plus performantes, plus rapides à recharger et surtout moins chères. Pourtant, cinq ans plus tard, un énorme ralentissement frappe leur production. Le coréen L&F, fournisseur de matériaux pour cathodes, révèle une baisse de 99 % de son contrat avec Tesla.

Tesla Model X
@Tesla : Model X

Une cellule conçue pour réduire les coûts

Les cellules 4680 devaient changer la donne. Grâce à un design plus large (46 mm x 80 mm), elles promettaient 14 % de densité énergétique supplémentaire, tout en abaissant le coût du kWh de plus de 50 %. Cette promesse reposait sur une fabrication très automatisée et des composants revisités, comme une anode enrichie en silicium et une cathode NMC avec moins de cobalt. Le tout visait une voiture à 25 000 $, pour le grand public.

Un échec lié au Cybertruck ?

Tesla cybertruck
@Tesla : cybertruck

La cellule 4680 n’équipe aujourd’hui qu’un seul véhicule : le Cybertruck. Et c’est peut-être là le problème. Les ventes très inférieures aux attentes du pick-up futuriste ont tari la demande pour ces cellules. Les autres modèles pressentis – Semi, Roadster, Optimus – n’utilisent pas encore cette technologie. Le contrat entre Tesla et L&F, estimé à 2,9 milliards de dollars, est ainsi retombé à seulement 7 386 dollars, une chute de 99 % qui parle d’elle-même.

D’autres constructeurs aussi prudents

Tesla n’était pas seul à parier sur ce format cylindrique. D’autres marques, comme BMW, avaient envisagé des cellules similaires (4695 ou 46120), mais sans engagement massif. L’industrie automobile reste prudente, face aux coûts de production élevés et aux délais d’industrialisation. L’histoire des 4680 rappelle que l’innovation technologique ne suffit pas si elle n’est pas suivie d’une adoption commerciale. Sans véhicules populaires compatibles, la technologie reste sur le banc de touche.

Pas un abandon définitif pour autant

Pour autant, Tesla ne semble pas renoncer complètement à cette technologie. Rien n’indique pour l’instant que les cellules 4680 soient enterrées. Le constructeur pourrait très bien les relancer sur d’autres projets, notamment dans le secteur de la robotique, ou sur de futurs véhicules grand public. Elon Musk a habitué le marché à des changements rapides. Le recul de L&F pourrait n’être qu’une parenthèse stratégique, sans conséquence sur le long terme.

Un signal fort envoyé aux marchés

Tesla Model Y design extérieur
@Tesla : Model Y design extérieur

La réaction des marchés financiers est restée modérée. L’action de L&F a peu bougé malgré la perte du contrat, tandis que Tesla a vu son cours baisser de 6 % sur la même période. Cette situation envoie un signal fort : même les projets les plus ambitieux peuvent être suspendus si les conditions économiques ou industrielles ne suivent pas. Le pari de Tesla sur l’autonomie énergétique reste intact, mais prend un retard évident. Découvrez notre article sur Tesla perd sa couronne mondiale ? Le raz-de-marée BYD s’intensifie.

Conclusion

Les cellules 4680 de Tesla ne sont pas mortes, mais leur avenir semble incertain à court terme. Le retrait massif du contrat avec L&F montre les limites d’une stratégie trop dépendante d’un seul modèle. Et vous, pensez-vous que Tesla relancera cette technologie dans les prochaines années ? Laissez votre avis : votre opinion aide à mieux comprendre les enjeux industriels du futur.

Jacqueline