Denza

Une supercar chinoise de plus de 2 000 ch arrive en Europe, et elle attaque Porsche là où ça fait le plus mal

Par JacquelineMis à jour le 13 juillet 2026
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La Denza Z arrive en Europe avec une promesse brutale : offrir des performances de supercar électrique, jusqu’à plus de 2 000 ch sur sa version la plus extrême, pour un prix qui met directement la Porsche Taycan Turbo GT sous pression.

Le signal envoyé par BYD est clair. Avec Denza, le groupe chinois ne vise plus seulement les voitures électriques grand public. Il s’attaque désormais au premium, puis au prestige, avec une supercar pensée pour faire parler les chiffres.

Présentée au Festival of Speed de Goodwood 2026, la Denza Z doit être proposée en Europe sur certains marchés dès cet été, avec des premières livraisons attendues avant la fin de l’année. Les pays concernés ne sont pas encore détaillés, mais le positionnement suffit déjà à poser une vraie question : que reste-t-il à Porsche si la Chine casse aussi le rapport prix-performances des sportives électriques ?

Denza Z vue de face
@Denza : Z vue de face

Une fiche technique conçue pour frapper très fort

La Denza Z ne joue pas la carte de la discrétion. Le modèle est annoncé en plusieurs variantes : Coupé, Spider, Racing, puis une Z Special Edition plus radicale, tournée vers la performance sur circuit.

Les versions Coupé, Spider et Racing reposent sur une configuration à trois moteurs électriques : un à l’avant, deux à l’arrière. L’ensemble développe 1 604 ch et 1 240 Nm de couple. Ce niveau de puissance place déjà la voiture dans une catégorie très fermée.

Les chiffres d’accélération vont dans le même sens. Le Coupé est annoncé à 2,25 secondes sur le 0 à 100 km/h. La version Racing descendrait à 1,96 seconde avec des pneus semi-slicks. La Z Special Edition irait encore plus loin, sous les 1,7 seconde, grâce à une puissance qui dépasserait les 2 000 ch.

La vitesse maximale atteint 300 km/h pour le Coupé et 350 km/h pour la Racing. Denza ajoute aussi des freins carbone-céramique, une suspension pneumatique sur les versions Coupé et Spider, et des ressorts hélicoïdaux pour la Racing.

La version Racing pousse l’aérodynamique plus loin avec une lame avant et un aileron arrière en fibre de carbone réglable. L’ensemble générerait jusqu’à 1 060 kg d’appui à 350 km/h. La Special Edition, elle, promet plus de 2 tonnes d’appui à 300 km/h grâce à sa carrosserie allégée, ses panneaux en fibre de carbone et son système de réduction de traînée.

Le vrai coup porté à Porsche se joue sur le prix

Le titre de supercar électrique ne suffit pas. Là où la Denza Z devient gênante pour les marques européennes, c’est sur son positionnement tarifaire.

Au Royaume-Uni, les prix annoncés vont de 142 900 à 172 900 livres. Converti, cela donne environ 167 730 à 202 950 euros. Ce n’est évidemment pas une voiture accessible. Mais face aux références électriques de prestige, le rapport prix-performances devient difficile à ignorer.

La comparaison la plus directe citée concerne la Porsche Taycan Turbo GT. Elle développe 1 034 ch et démarre autour de 248 000 euros. La Denza Z promet donc davantage de puissance, des performances extrêmes et un ticket d’entrée potentiellement plus bas, même si les prix français ne sont pas encore confirmés.

Denza Z design intérieur
@Denza : Z design intérieur

Exemple concret : un acheteur européen qui regarde une sportive électrique très performante peut se retrouver devant un arbitrage nouveau. D’un côté, une Porsche installée, avec son image, son réseau et sa valeur de marque. De l’autre, une Denza Z moins connue, mais qui annonce jusqu’à plus de 1 600 ch sur ses versions courantes, voire plus de 2 000 ch sur la Special Edition, pour un prix britannique inférieur à celui d’une Taycan Turbo GT. Pour un passionné obsédé par la fiche technique, le calcul peut vite devenir inconfortable pour Porsche.

La Denza Z ne menace donc pas Porsche uniquement parce qu’elle accélère fort. Elle attaque là où la marque allemande est vulnérable : la perception de valeur. Si une marque chinoise propose plus de puissance, une recharge plus spectaculaire et un tarif plus bas, le prestige ne suffit plus toujours à fermer le débat.

Une recharge spectaculaire, mais un usage encore à prouver

La batterie annoncée reste pourtant modeste pour une voiture de ce niveau. Denza parle d’un pack LFP de 76 kWh. Les autonomies affichées vont de 410 km pour le Coupé à 400 km pour le Spider et 380 km pour la Racing.

Ces chiffres ne transforment pas la Denza Z en grande routière électrique. Le vrai argument se trouve ailleurs : la recharge. Grâce à la technologie Flash Charging de BYD, la voiture pourrait encaisser jusqu’à 1 500 kW sur une borne adaptée.

Le constructeur annonce un passage de 10 à 97 % en 9 minutes. Même par -30 °C, un 20 à 97 % demanderait seulement trois minutes de plus. Sur le papier, c’est l’un des points les plus impressionnants de la voiture.

Denza Z vue arrière
@Denza : Z vue arrière

Mais ce point mérite une lecture prudente. Une recharge aussi rapide dépend d’une infrastructure capable de suivre. Pour un conducteur européen, la vraie question ne sera pas seulement de savoir si la Denza Z peut accepter 1 500 kW. Il faudra surtout savoir où trouver une borne compatible, dans quelles conditions, et avec quelle répétabilité en usage réel.

Le design, lui, semble moins radical que la fiche technique. La Denza Z adopte une silhouette basse, musclée, avec des lignes très fonctionnelles. L’arrière se distingue surtout par ses doubles phares en forme de losange. L’habitacle mise sur la fibre de carbone, les finitions métal, un écran tactile de 12,8 pouces, un combiné numérique de 8,88 pouces, un rétroviseur intérieur numérique et un système audio Devialet. Découvrez notre article sur Denza Z9GT : ce modèle chinois ultra puissant arrive en France avec de grandes ambitions.

La Denza Z n’a donc pas encore gagné son duel face aux références européennes. Elle doit prouver sa mise au point, son comportement, sa disponibilité réelle et la solidité de son réseau. Mais son arrivée change déjà le décor : les supercars électriques chinoises ne se contentent plus d’exister sur des salons. Elles veulent désormais venir chercher Porsche sur son propre terrain, avec des chiffres que l’Europe ne peut plus balayer d’un revers de main.

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Jacqueline

Passionnée par l'automobile et les innovations technologiques, je décrypte l'actualité des voitures, avec une expertise particulière dans les véhicules électriques. Grâce à une veille constante et une connaissance approfondie du secteur, je partage des analyses, des comparatifs et des informations clés pour aider mes lectrices et lecteurs à mieux comprendre les tendances et les évolutions du monde automobile

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