Le géant chinois de l’automobile BYD est au cœur d’une controverse majeure au Brésil, accusé de violations graves des droits du travail sur le chantier de sa première usine hors d’Asie.

Conditions de travail dégradantes sur le chantier de BYD au Brésil
Le ministère public du travail brésilien (MPT) a déposé une plainte contre BYD et deux de ses sous-traitants, JinJiang Construction Brazil et Tecmonta, pour des allégations de conditions de travail assimilables à l’esclavage moderne et de trafic international d’êtres humains.
L’enquête a révélé que 220 ouvriers chinois, recrutés pour construire l’usine de Camaçari, vivaient dans des conditions insalubres, avec un seul toilette pour 31 personnes et des dortoirs surpeuplés sans matelas.
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Accusations de confiscation de passeports et de retenues salariales
Les procureurs brésiliens affirment que les travailleurs ont été amenés au Brésil avec des visas inappropriés, leurs passeports confisqués, et jusqu’à 70 % de leurs salaires retenus.
Ils étaient soumis à des horaires de travail épuisants sans repos hebdomadaire, et des clauses contractuelles illégales leur imposaient des pénalités financières élevées en cas de résiliation anticipée.
Réaction de BYD face aux accusations
BYD a déclaré coopérer avec les autorités brésiliennes depuis le début de l’enquête et affirme respecter les lois du travail brésiliennes et internationales.
Cependant, en décembre, un porte-parole de l’entreprise avait qualifié les allégations de tentative de « salir » la réputation de la Chine et des marques chinoises.
Implications pour l’expansion internationale de BYD
Cette affaire survient alors que BYD cherche à renforcer sa présence en Amérique latine, avec le Brésil comme marché clé.
L’usine de Camaçari, prévue pour être opérationnelle en mars 2025, devait être un pilier de cette expansion.
Les accusations pourraient toutefois freiner ces ambitions et entacher l’image de l’entreprise sur la scène internationale.
Conclusion
Les accusations portées contre BYD soulignent l’importance du respect des droits des travailleurs dans les projets d’expansion internationale.
Alors que l’enquête suit son cours, l’issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions significatives sur les opérations de BYD au Brésil et ailleurs.
Qu’en pensez-vous ? Les entreprises internationales devraient-elles être tenues responsables des pratiques de leurs sous-traitants à l’étranger ? Partagez votre avis dans les commentaires.

