Alors que l’Union européenne envisage la création d’une nouvelle catégorie de véhicules électriques plus accessibles, Fiat pourrait être l’un des premiers constructeurs à en profiter.

Fiat plancherait déjà sur une citadine ultra-compacte et légère, inspirée des fameuses kei cars japonaises.
Une nouvelle catégorie de voitures électriques arrive en Europe
Le 10 décembre 2025, Bruxelles pourrait annoncer une réforme majeure : la création d’une catégorie de voitures électriques baptisée « E-Cars », situées entre les quadricycles lourds et les citadines traditionnelles.
Ces véhicules s’inspireraient des kei cars japonaises, connues pour leur gabarit réduit, leur fiscalité allégée et leur usage urbain.
Ce nouveau cadre réglementaire pourrait ouvrir la voie à une génération de voitures électriques abordables, avec des contraintes allégées sur le poids, la puissance et les équipements. L’objectif est clair : stimuler le marché européen de l’électrique tout en contrecarrant l’offensive des marques chinoises.
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Fiat en embuscade
Selon le site AutoExpress, Fiat se préparerait déjà à occuper ce créneau stratégique. Dans une interview, Gaetano Thorel, directeur de Fiat et Abarth en Europe, a indiqué que cette nouvelle catégorie représente une évidence pour la marque :
« Une voiture compacte, légère et spacieuse… C’est notre ADN. Un tiers du marché japonais repose sur les kei cars. Pourquoi ne pas s’en inspirer ici en Europe ? »
Le constructeur, déjà bien implanté sur le segment A, avec la 500 en tête, entend donc prolonger son expertise sur le terrain des citadines électriques accessibles.
Toutefois, la 500e, malgré ses qualités, n’a pas rencontré le succès espéré. Fiat a même dû relancer une version hybride pour maintenir ses ventes.
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Une petite sœur entre la Topolino et la 500
Peu d’informations ont filtré sur le futur modèle. Il pourrait venir se positionner entre la Fiat Topolino (un quadricycle léger limité à 45 km/h) et la 500e, en adoptant les futurs standards des E-Cars. Ces véhicules devraient afficher une longueur inférieure à 3,80 mètres, un poids sous la tonne (batterie comprise), et une puissance plafonnée entre 54 et 68 chevaux.
Le tarif serait également un argument fort : moins de 15 000 euros, soit en dessous de la future Renault Twingo E-Tech, attendue pour 2026.
De quoi attirer les citadins, mais aussi séduire les conducteurs à la recherche d’un second véhicule propre et économique.
Une riposte à la concurrence chinoise
Ce positionnement stratégique s’explique aussi par la menace croissante des constructeurs chinois, notamment BYD ou Leapmotor, très présents sur l’entrée de gamme électrique. BYD, par exemple, a déjà lancé une kei car au Japon, qui pourrait bientôt arriver en Europe.
Fiat ne veut pas laisser ce marché lui échapper. Jean-Philippe Imparato, ancien patron de Stellantis Europe, estime que cette nouvelle catégorie pourrait « réinventer le segment A » et permettre à l’industrie européenne de retrouver un avantage compétitif.
Objectif 2027
Si rien n’a encore été confirmé officiellement, le lancement de cette petite Fiat électrique pourrait intervenir dès 2027. D’ici là, la marque continue de miser sur ses modèles hybrides pour tenir la transition.
Une chose est sûre : la bataille de la citadine électrique à bas coût ne fait que commencer, et Fiat compte bien y jouer un rôle majeur, aux côtés de Renault, Dacia, et des marques asiatiques déjà très actives.
Et vous, que pensez-vous de cette future mini-voiture électrique signée Fiat ?
Ce type de modèle à moins de 15 000 € peut-il vraiment relancer l’électrique en ville ?
Est-ce une bonne réponse à la concurrence chinoise, ou arrive-t-elle trop tard ?
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