Plus personne n’en achète : le diesel est-il devenu réellement indésirable ?

Plus personne n’en achète : le diesel est-il devenu réellement indésirable ?

L’année 2025 marque un tournant historique pour le marché automobile européen. Le diesel, longtemps dominant, est désormais relégué à une place résiduelle face à l’essor de l’électrique. Les chiffres officiels des immatriculations confirment une rupture nette. Entre contraintes réglementaires, évolution des usages et nouvelles motorisations, le diesel disparaît presque totalement du paysage automobile européen.

voitures diesel
voitures diesel

Le diesel chute à un niveau historiquement bas en Europe

En 2025, les voitures diesel ne représentent plus que 7,7 % des immatriculations en Europe, soit moins d’une vente sur douze. Avec un peu plus d’un million d’unités livrées, le recul atteint 24 % en un an. La chute est spectaculaire dans plusieurs pays comme la Belgique, l’Espagne ou la Grèce. Cette tendance contraste fortement avec le début des années 2010, lorsque le diesel dominait largement le marché automobile européen.

Une descente amorcée depuis plus de dix ans

Le diesel avait atteint son apogée en 2011, avec plus de 56 % de parts de marché en Europe. Depuis, le recul est constant, accéléré par le dieselgate en 2015 et par une dégradation durable de son image. Les restrictions de circulation, la fiscalité moins favorable et la complexité technologique ont éloigné les acheteurs. Aujourd’hui, même les gros rouleurs hésitent, conscients que le diesel n’est plus aussi rentable qu’auparavant. Découvrez notre article sur le contrôle technique 2025 : ce que les conducteurs de voitures diesel redoutaient est maintenant confirmé.

La France tourne presque définitivement la page

En France, la marginalisation est encore plus marquée. Le diesel ne pèse plus que 4,9 % des ventes, soit moins d’un véhicule neuf sur vingt. Avec moins de 80 000 immatriculations en 2025, la baisse dépasse 36 % sur un an. De nombreux constructeurs ont déjà supprimé cette motorisation de leur catalogue. D’autres, comme Renault ou Peugeot, préparent une sortie progressive sur leurs modèles historiques.

Réglementations et environnement au cœur du recul

Réglementations et environnement au cœur du recul
Réglementations et environnement au cœur du recul

Les normes Euro 6 et Euro 7, combinées aux objectifs européens de réduction du CO₂, ont fortement pénalisé le diesel. Plus polluant sur l’ensemble de son cycle de vie, il émet davantage de CO₂ qu’un moteur essence et reste associé à des rejets nocifs pour la santé. Les institutions européennes ont clairement orienté le marché vers des motorisations jugées plus vertueuses, accélérant mécaniquement la disparition du diesel.

L’électrique et l’hybride profitent du vide laissé

Le recul du diesel libère de l’espace pour les motorisations électrifiées. En 2025, les ventes de voitures 100 % électriques ont progressé de près de 30 %, tandis que les hybrides rechargeables ont bondi de plus de 33 %. En fin d’année, les électriques ont même dépassé l’essence en Europe. Cette bascule confirme une transformation profonde du mix automobile, même si certaines hybridations légères brouillent encore la lecture des chiffres. Retrouvez également notre article sur ce moteur hybride diesel de 335 ch pourrait bien être la vraie alternative à l’électrique pour les gros rouleurs.

Conclusion

En Europe, le diesel n’est plus qu’une motorisation marginale, symbole d’une époque révolue. L’électrification s’impose comme la nouvelle norme du marché. Selon vous, le diesel a-t-il encore un avenir, même limité ? Partagez votre avis et votre expérience en commentaire.

Jacqueline