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Elle promet 762 km mais mesure désormais 4,88 m, la Mercedes Classe C électrique joue gros pour reconquérir la France

Par Gilles MarchettiMis à jour le 11 septembre 2026
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Avec 762 km d’autonomie WLTP annoncés, la Mercedes Classe C électrique possède un argument majeur, mais ses 4,88 m de long pourraient freiner son retour au premier plan en France.

La Classe C change profondément de formule. Cette nouvelle génération abandonne le moteur thermique, adopte une silhouette fastback et partage une grande partie de sa technologie avec le GLC électrique. L’ancienne Classe C thermique doit néanmoins poursuivre sa carrière pendant une période encore indéterminée.

Cette transformation éloigne également la berline de son ancien rôle de Mercedes compacte. Lancée en 1993, la Classe C a d’abord été concurrencée au sein de la gamme par la Classe A, puis par le succès des SUV comme le GLC. Son héritière électrique tente désormais de retrouver une place en mettant davantage sur l’autonomie et le confort que sur la compacité.

Les 762 km annoncés reposent sur une configuration précise

La version C 400 4Matic associe deux moteurs à une batterie de 100 kWh brut. Elle repose sur la plateforme MB.EA du GLC électrique et bénéficie d’une architecture de 800 V. Mercedes met cette déclinaison à transmission intégrale en avant au lancement, avant l’arrivée attendue de versions à deux roues motrices.

Mercedes Classe C (2026) vue intérieure
Mercedes Classe C (2026) vue intérieure

La C 400 est donnée pour 762 km d’autonomie selon le cycle WLTP. Cette valeur doit toutefois être lue avec prudence : elle ne concernerait pas les configurations appelées à représenter l’essentiel des ventes. Les jantes, les équipements et la définition exacte du véhicule peuvent modifier la consommation homologuée.

Lors d’un premier essai mené en Finlande, l’ordinateur de bord a affiché 14,4 kWh/100 km sur route nationale et 18,7 kWh/100 km sur autoroute à 120 km/h. Ces résultats ont été obtenus sur des routes plates, avec une circulation et des limitations favorables. Une mesure réalisée en France reste nécessaire avant de valider l’estimation d’environ 550 km d’autonomie moyenne avancée à partir de ces premiers relevés.

Les performances placent également cette Classe C dans un registre élevé. Sa puissance annoncée atteint 489 ch. Le GLC équipé de la même motorisation avait réalisé le 0 à 100 km/h en 4,5 secondes lors d’une mesure antérieure, mais ce chrono ne peut pas être automatiquement attribué à la berline tant qu’elle n’a pas été chronométrée dans les mêmes conditions.

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À 4,88 m, la Classe C n’est plus vraiment une petite Mercedes

Le changement le plus visible tient peut-être à la longueur. Avec 4,88 m, cette Classe C atteint pratiquement le gabarit d’une Classe E W212 lancée en 2009. Son empattement technique et ses proportions découlent en partie de la plateforme partagée avec le GLC électrique.

Mercedes Classe C électrique vue de face
@Mercedes : Classe C électrique vue de face

La carrosserie conserve un long capot, mais remplace la silhouette traditionnelle à trois volumes par un profil doté de six glaces et d’un arrière fastback. Le coefficient aérodynamique annoncé atteint 0,22. Mercedes évite ainsi les formes plus radicales des EQE et EQS, au prix d’une voiture sensiblement plus imposante que les générations précédentes de Classe C.

Ce choix apporte de l’espace aux passagers arrière. La batterie intégrée au plancher limite en revanche l’amplitude de réglage du siège conducteur et empêche d’adopter une position très basse. L’habitacle reprend largement celui du GLC, de la console centrale au dessin des contreportes. Le Superscreen est livré de série sur la finition essayée, tandis que l’écran le plus spectaculaire reste proposé en option.

Le confort constitue l’autre priorité. La voiture peut recevoir une suspension pneumatique, des roues arrière directrices et un amortissement prédictif. Ce dernier exploiterait les informations recueillies par d’autres Mercedes au cours des deux semaines précédentes afin de préparer la suspension aux irrégularités de la chaussée. Le fonctionnement exact de cette collecte et sa disponibilité en France demande encore une confirmation officielle.

La reconquête de la France se jouera sur le prix et l’usage

Les 4,88 m risquent de peser davantage en France que sur d’autres marchés. Une telle longueur complique le stationnement et rapproche la Classe C des grandes routières, alors que son nom reste associé à une berline plus accessible. Son silence, son espace arrière et son autonomie annoncée peuvent en revanche intéresser les professionnels, les taxis et les conducteurs parcourant régulièrement de longues distances.

Mercedes Classe C électrique design intérieur
Mercedes Classe C électrique design intérieur

Le positionnement tarifaire sera déterminant. La C 400 essayée serait proposée à 5 501 euros sous le GLC 400 comparable, avec un toit panoramique et le Superscreen inclus. La politique d’options brouille cet avantage cependant : certains équipements courants, dont l’accès mains-libres, seraient liés aux packs ou à la finition AMG Line.

Mercedes a déjà démontré qu’elle pouvait vendre des modèles électriques en volume. Dans son bilan commercial 2022 , la marque écrivait exactement : « L’EQA est le modèle tout électrique le plus vendu avec 33 100 unités (+43%), suivi de l’EQB avec 24 200 unités. » Ce résultat ancien ne préjuge pas des ventes de la Classe C en France, mais il rappelle que Mercedes dispose déjà d’une clientèle pour ses véhicules électriques premium.

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Conclusion

La nouvelle Classe C possède donc les qualités nécessaires pour devenir une grande routière électrique crédible : autonomie élevée sur le papier, architecture de 800 V, silence et confort travaillé. Sa difficulté sera de convaincre qu’une berline de 4,88 m mérite encore le nom de Classe C et peut répondre aux contraintes quotidiennes du marché français. Les tarifs complets, les autonomies de chaque version et les mesures réalisées sur la route française permettront de juger si ce pari peut réellement relancer le modèle.

 

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Auteur

Gilles Marchetti

Rédacteur à iTransports, Gilles couvre l'actualité automobile : nouveautés, constructeurs et mobilité. Il s'appuie sur les communiqués officiels et les données des constructeurs pour livrer des brèves fiables et sourcées.

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