Ford approuve la renaissance de l’Escort RS Mk1, produite à 150 exemplaires dans le monde
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Ford approuve la renaissance de l’Escort RS Mk1. Le constructeur britannique Boreham Motorworks en produit 150 exemplaires dans le monde, à partir de 295 000 livres hors taxes.
La première Ford Escort évoque aussitôt les spéciales de rallye des années 70 : le gravier qui vole, les passages de roue élargis, le quatre cylindres qui hurle. Boreham Motorworks entend faire revivre ces émotions, mais pas par une simple restauration.
Le projet, validé par Ford, porte un nom : « Continumod », contraction de « continuation » et de « modification ». Une appellation un peu marketing pour ce qui reste une voiture de collection retravaillée avec les moyens techniques d’aujourd’hui.
Une reconstruction intégrale, validée par Ford
L’approbation de Ford est essentielle : elle autorise Boreham Motorworks à utiliser le nom Escort et le logo de la marque. Surtout, la voiture n’est pas un restomod bâti sur une ancienne plateforme. La carrosserie en acier est entièrement refabriquée, conçue à partir de modèles numériques et d’une ingénierie moderne.

Chaque exemplaire reçoit un numéro de châssis, dans la continuité de la production d’origine. Le capot et le foin passent au carbone pour contenir le poids. Résultat : 895 kg à vide, un chiffre qui ferait pâlir bien des citadines actuelles.
À lire aussi : La Mercedes-AMG GT électrique recharge de 10 à 80 % en 11 minutes, un chiffre que la marque présente comme un record
330 ch pour 895 kg, une mécanique de rallye modernisée
Deux moteurs figurent au catalogue. Le premier reprend un quatre cylindres Twin Cam de 1,8 litre, fort de 185 ch et 180 Nm, associé à une boîte manuelle à 4 rapports et un rupteur calé à 8 500 tr/min.

L’expérience complète passe par le nouveau bloc « TEN-K » : un 2,2 litres atmosphérique de 330 ch et 210 Nm, soit environ 2,7 kg par cheval. Le disjoncteur intervient à 10 000 tr/min. Fabriqué avec des pièces imprimées en 3D et doté d’une lubrification par carter sec, il ne pèse que 85 kg. La boîte manuelle à 5 rapports place la première en bas à gauche du schéma en H.
À l’avant, des jambes de force MacPherson reposent sur un sous-châssis entièrement nouveau qui allonge l’empattement de 30 mm. À l’arrière, un essieu rigide sur mesure en aluminium et titane réduit de moitié les masses non suspendues, avec un différentiel autobloquant.
Les jantes de 15 pouces chaussent du Yokohama en 205/50 à l’avant et 225/50 à l’arrière. Le freinage combine des étriers 4 pistons et disques de 300 mm devant, 2 pistons et 260 mm derrière, avec un frein à main à câble pour la glisse sur terre ou sur neige.
L’habitacle reste épuré, avec une structure en carbone et une instrumentation analogique. En option, des chronographes de rallye signés Breitling prennent place sur la console centrale. Sièges, volant et arceau sont ajustés à la morphologie de chaque client.
Pour mesurer le chemin parcouru : l’Escort Mk1 1300GT et Sport d’origine développait 72 ch pour un 1,3 litre, comme le documente la fiche technique RetroRepro. La version signée Boreham dépasse désormais les 330 ch.
150 exemplaires dans le monde, à 295 000 livres
Boreham Motorworks prévoit 150 exemplaires dans le monde, en conduite à gauche ou à droite. Le prix de base annoncé pour l’Europe est de 295 000 livres, soit environ 345 000 euros, hors taxes et personnalisations.
Ce tarif place l’Escort RS Mk1 au niveau d’une supercar. Le projet s’inscrit dans un programme plus large de Boreham Motorworks, articulé autour de trois séries distinctes (Collector, Race et Ultra), avec des numéros de châssis certifiés par Ford.
La version Alan Mann 68 Edition, une récréation 1:1 également validée par Ford, en est le pendentif historique. Une lignée née il ya près de 60 ans, comme le rappelle Monochrome Watches.
À lire aussi : La garantie batterie s’arrête à 160 000 km, et cette EQS de 300 000 km en découvre le vrai prix
Conclusion
En insufflant une technologie moderne de pointe illustrée par le bloc TEN-K de 330 ch prenant 10 000 tr/min dans la silhouette intemporelle de l’Escort RS Mk1, Boreham Motorworks redéfinit les contours du véhicule de collection d’exception. Ce pont tendu entre l’âge d’or du rallye et l’ingénierie du XXIe siècle démontre qu’il existe un marché pour la nostalgie mécanique sans compromis. Pensez-vous que ce type de recréation ultra-exclusive a sa place sur les routes ouvertes ou doit-il être réservé exclusivement à un usage sur circuit ?
