Un Defender pick-up fabriqué aux États-Unis, Land Rover pourrait s’appuyer sur les usines de Stellantis
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Land Rover étudierait un Defender pick-up destiné aux États-Unis, avec une production confiée à Stellantis pour éviter les droits de douane qui pénalisent les utilitaires importés.
Le projet n’est pas encore un programme confirmé. Il s’inscrirait dans le protocole d’accord non contraignant signé le 20 mai 2026 par Jaguar Land Rover et Stellantis afin d’explorer des collaborations sur des produits et des technologies aux États-Unis.
L’intérêt industriel est évident : Land Rover accéderait à des capacités de production américaines sans devoir construire immédiatement sa propre usine. Stellantis pourrait, de son côté, mieux exploiter son appareil industriel local. La réussite du projet dépendrait cependant d’un point décisif : conserver un véritable Defender plutôt que proposer un pick-up simplement dérivé d’un modèle existant.
Une production américaine pour éviter une taxe de 25 %
Les pick-up importés aux États-Unis sont frappés par une taxe de 25 % sur les utilitaires légers, communément appelée « Chicken Tax ». Pour une marque premium, cette barrière réduit fortement la marge ou impose un prix de vente encore plus élevé.
Le Defender actuel est assemblé à Nitra, en Slovaquie. Une version pick-up produite au même endroit devrait donc supporter cette taxe avant même les coûts logistiques liés à son transport vers l’Amérique du Nord. Une fabrication locale changerait directement l’équation économique.
Le rôle de Stellantis pourrait ainsi rester essentiellement industriel. Le groupe dispose déjà d’usines et d’une longue expérience des pick-up aux États-Unis grâce à Ram. Aucune implantation précise n’est toutefois confirmée à ce stade. Le Michigan est évoqué dans certaines publications, mais cette localisation ne repose pas encore sur une annonce officielle.
L’accord signé en mai ne garantit pas davantage que le véhicule atteindra la série. Il ouvre une phase d’étude portant sur plusieurs produits et technologies. Le pick-up Defender serait l’une des pistes envisagées, pas un modèle déjà validé avec une date de lancement.
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Land Rover doit garder la maîtrise du Defender
Le recours aux usines de Stellantis ne dit encore rien de la plateforme de retenue. Land Rover pourrait adapter l’architecture du Defender ou utiliser une base de pick-up du groupe partenaire. Ces deux options conduiraient à des véhicules très différents en matière de charge utile, de remorquage, de comportement routier et de capacités tout-terrain.
Pour Land Rover, le risque serait de diluer l’identité du Defender en partageant trop d’éléments visibles avec Ram ou Jeep. La carrosserie, l’habitacle et les réglages ne suffiraient pas nécessairement à convaincre si le véhicule était perçu comme un modèle Stellantis doté d’un autre badge.
Le précédent du Mercedes Classe X rappelle la difficulté de cet exercice. Mercedes avait commercialisé entre 2017 et 2020 un pick-up développé sur une base partagée avec le Nissan Navara. Le modèle n’a pas été maintenu, malgré un traitement spécifique et la présence d’un moteur Mercedes sur certaines versions. Les chiffres commerciaux précis parfois avancés à son sujet ne sont pas repris ici, faute de source indépendante suffisamment solide dans le corpus disponible.
Land Rover aurait donc intérêt à conserver la direction du développement, du design et de la mise au point. Stellantis fournit alors l’outil de production américain sans transformer le futur véhicule en simple dérivé d’un Ram.
Un projet stratégique, mais encore sans calendrier
Le marché américain compte suffisamment dans l’activité de JLR pour justifier une production locale. Le Defender y occupe déjà une place centrale dans la gamme, et sa silhouette se prête mieux à une déclinaison pick-up que celle des autres modèles du groupe.
L’enjeu financier dépasse pourtant ce seul véhicule. Dans une publication référencée en 2025, Business Times rapporte que, sur son exercice 2025-2026, Jaguar Land Rover a réalisé 22,9 milliards de livres de chiffre d’affaires. Un investissement industriel américain doit donc être évalué à l’échelle d’un constructeur important, mais bien plus petit que Stellantis.
Un partenariat limitait l’investissement initial tout en donnant à Land Rover une réponse aux barrières douanières. Il pourrait également servir à d’autres projets si la collaboration dépasse le seul Defender. Le protocole étant non contraignant, chaque programme devra néanmoins franchiser ses propres validations techniques et financières.
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Conclusion
Le véhicule reste entouré de questions : aucune plateforme, aucune motorisation, aucune usine et aucune date de commercialisation ne sont actuellement annoncées. Le scénario le plus cohérent serait celui d’un Defender conçu et réglé par Land Rover, puis assemblé sous contrat dans une usine américaine de Stellantis. C’est cette répartition des rôles qui permet au constructeur britannique de profiter de l’industrie américaine sans sacrifier l’identité de son 4×4.
