L’Omoda 4 roule avec un hybride que personne ne connaît : thermique générateur jusqu’à 75 km/h, un seul rapport, et une batterie qui ne se branche jamais
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L’Omoda 4 arrive avec une mécanique hybride à part : son thermique fait générateur jusqu’à 75 km/h, sa transmission ne compte qu’un seul rapport, et sa batterie ne se branche jamais.
Le SUV compact du groupe Chery a fait sa première apparition française au Mondial de l’Auto de Paris, du 12 au 18 octobre, avant une commercialisation annoncée pour début 2027. Sous une carrosserie anguleuse de 4,42 m, il embarque le système hybride SHS, une architecture qui ne fonctionne pas comme un hybride classique.
Annoncé à 224 ch et sous les 30 000 €, il vise frontalement les Renault Symbioz, Volkswagen T-Roc, Hyundai Kona et Peugeot 2008. Sa mécanique mérite d’être décodée, parce qu’elle inverse plusieurs réflexes de la catégorie.

Un thermique qui fait générateur jusqu’à 75 km/h
Le système hybride SHS repose sur un quatre-cylindres essence turbo à injection directe de 1,5 litre, annoncé à 143 ch, associé à un moteur électrique de 150 kW. La puissance cumulée atteint 165 kW, soit 224 ch, pour un couple de 295 Nm. L’ensemble est transmis aux roues avant via la plateforme T1X du groupe Chery.
L’originalité tient à la transmission DHT, une boîte à un seul rapport. Jusqu’à environ 75 km/h, le moteur thermique travaille en générateur pour alimenter le moteur électrique. Au-delà, il peut entraîner directement les roues, par l’intermédiaire de cet unique rapport.
Pour Omoda, ce choix permet de faire tourner le thermique dans ses plages de rendement les plus favorables, pendant que l’électrique assure la traction à basse et moyenne vitesse. Seul un essai permettra de juger l’agrément réel, batterie à plat, et la consommation, non encore homologuée.
Une batterie de 1,83 kWh, sans prise
La batterie lithium-fer-phosphate affiche 1,83 kWh de capacité. Elle sert de réserve pour les phases de traction électrique et récupère de l’énergie à la décélération. Elle n’est pas conçue pour être branchée sur une borne : l’Omoda 4 est un hybride auto-rechargeable, qui se passe entièrement de prise.

Ce format compact distingue le SHS des hybrides rechargeables du marché, plus lourds et plus chers. Il impose en revanche de juger le comportement réel quand la réserve est basse, un point que seul un essai permettra de trancher.
224 ch et moins de 30 000 € face au T-Roc et au Symbioz
Le prix français n’est pas encore officiel. Omoda évoque un tarif qui débuterait sous les 30 000 €, en cohérence avec l’Omoda 5, déjà ouvert aux commandes à 30 990 €. Avec 4,42 m de long, 1,87 m de large et un coffre de 402 litres, l’Omoda 4 se place entre SUV urbains et compacts.
La concurrence est installée. Le Volkswagen T-Roc, rival direct, existe en hybride auto-rechargeable de 136 ch et décline au lancement deux hybrides légers 48 V de 116 et 150 ch, d’après Volkswagen France. Renault tient de son côté le Symbioz sous les 30 000 € en version GPL, selon La Centrale.

L’habitacle joue la carte du numérique : instrumentation de 8,9 pouces et écran central vertical de 13,2 pouces, dans un style que la marque dit inspiré des robots de science-fiction. La vraie inconnue reste la consommation homologuée, que le constructeur n’a pas encore communiquée.
L’Omoda 4 se distingue par sa transmission à rapport unique, son thermique en mode générateur et sa batterie sans prise. Un essai dira si cette architecture tient ses promesses en consommation et en agrément.
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