Successeur de la Ferrari Roma Spider, l’Amalfi Spider affiche 640 ch, un 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et une capote en toile s’ouvrant en 13,5 secondes, avec un V8 biturbo délibérément non hybridé dans une gamme qui se complexifie. À l’heure où tout le monde colle des kilowatts pour faire joli sur la fiche technique, Ferrari assume une autre musique. Ce cabriolet joue le rôle du grand hédoniste : pas de complexité technologique, pas de mode électrique, juste un V8 bien né et une ligne épurée. Un choix presque militant en 2026.

Un V8 3,9 litres sans hybridation : un choix revendiqué
Sous le long capot, le V8 biturbo de 3,9 litres développe 640 ch sans le moindre moteur électrique ni batterie. La puissance passe aux roues arrière via une boîte DCT à 8 rapports. Pas de petit moteur électrique qui gomme les trous à l’accélération, pas de masse supplémentaire, pas de mode EV pour sortir du garage en silence. L’auto conserve un caractère thermique avec la réponse d’un gros bloc turbo bien mis au point, plutôt qu’une poussée lissée par des kilowatts instantanés. Découvrez notre article sur la Ferrari Luce (2026) : toutes les infos sur la première Ferrari 100 % électrique.
Capote en toile, ouverture en 13,5 secondes jusqu’à 60 km/h

Ferrari opte pour une capote en toile à commande électrique s’ouvrant en 13,5 secondes, même en roulant jusqu’à 60 km/h. Un choix cohérent avec la philosophie du modèle : plus léger qu’un toit rigide, profil plus pur, et possibilité de décapoter au feu rouge ou en sortie de péage sans s’arrêter. La construction à cinq couches vise une isolation thermique et acoustique comparable à celle du Ferrari Portofino. Décapoté, le V8 s’exprime plus près des oreilles et l’auto prend ce côté grand tourisme viscéral que la marque appelle « hédonisme ».
3,3 secondes pour le 0-100, 320 km/h en pointe, 255 litres de coffre
Les performances collent au coupé sur l’essentiel : 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et 320 km/h en vitesse maximale. Le passage de 0 à 200 km/h recule de 0,4 seconde à 9,4 secondes, le cabriolet embarquant naturellement quelques renforts structurels supplémentaires. Le coffre passe de 255 litres toit fermé à seulement 172 litres décapoté. Pour un week-end à deux en voyageant léger, c’est suffisant, mais il ne faut pas rêver à une grande traversée estivale avec des valises.
Un grand écran de 10,25 pouces qui remplace les boutons physiques

À bord, l’instrumentation entièrement numérique et la grande dalle centrale de 10,25 pouces reprennent l’architecture du coupé. Le gain en lisibilité se paie d’une perte en contact « mécanique » : très peu de commandes physiques, des fonctions accessibles uniquement via des menus. Rouler décapoté avec du bruit et de la lumière partout en cherchant un réglage dans un menu reste une source de frustration réelle. Les amateurs de simplicité regretteront l’ère où l’on pilotait tout du bout des doigts. Retrouvez aussi notre article sur l’hybridation rechargeable, 830 ch et technologie de pointe : cette Ferrari 296 GTB est à vendre.
Conclusion
L’Amalfi Spider s’impose comme un contrepoint assumé dans une gamme Ferrari qui se complexifie, rappelant qu’un cabriolet de grand tourisme peut encore se définir par une idée simple : vitesse, élégance et sensations sans filtrage électrique. Le choix d’un V8 non hybridé vous semble-t-il être la bonne stratégie pour Ferrari face à l’électrification généralisée, ou pensez-vous que la marque au cheval cabré devra tôt ou tard adopter l’hybridation sur tous ses modèles ? Donnez votre avis en commentaire.

