BYD est pointé du doigt par Pékin pour une pratique controversée : immatriculer des voitures neuves comme « d’occasion à 0 km » pour gonfler ses ventes et échapper aux radars. Fin mai 2025, le gouvernement chinois a convoqué plusieurs constructeurs, dont BYD, pour relever une fraude : des véhicules sortis d’usine, immatriculés et revendus à prix cassé comme « occasion », sans jamais avoir roulé.

Qu’est-ce qu’une « voiture d’occasion à 0 km »
Ces véhicules sont neufs dans les faits, mais vendus comme occasions pour améliorer artificiellement les statistiques de vente. Résultat : un boost des volumes dans les rapports officiels, sans clients réels. Suivant l’assemblage : baisse des prix et marges sacrifiées, ces voitures inondent les réseaux de concession.
Pourquoi BYD est dans le collimateur ?
Le 27 mai, durée : une convocation par le ministère du Commerce a visé BYD, Dongfeng et Chery, accusés d’immatriculations fictives à grande échelle. Selon Reuters, « 3 000 à 4 000 vendeurs » utilisaient ce stratagème. Découvrez notre article sur BYD au cœur d’un scandale explosif.
Une guerre des prix conséquence

BYD vend des modèles comme la Dolphin Surf sous la barre des 10 000 $, sacrifiant les marges pour dominer le volume. Même Great Wall Motors a exprimé son inquiétude, évoquant un effet « Evergrande automobile ». Cette stratégie semble viser à dépasser Tesla dans les classements mensuels en Chine.
La pratique en Europe aussi
Ce phénomène n’est pas exclusif à la Chine. En Europe, on parle de « ventes tactiques » : véhicules de démonstration ou de location immatriculés avant leur réelle vente. Cela perturbe les quotas CO₂ (CAFE) et les rapports officiels. Derniers chiffres montrent que BYD a enregistré 7 231 VE, devant Tesla à 7 165, selon JATO en avril.
Pékin passe à l’action
La réponse du gouvernement chinois est rapide et ferme : convoquer, enquêter, sanctionner. Objectif : sécuriser la confiance des consommateurs et des investisseurs, et enrayer le gonflement artificiel des volumes.

Au-delà des accusations, cette affaire révèle une bataille géopolitique dans l’automobile électrique. BYD, déjà un géant mondial, utilise ses synergies (batteries, véhicules, distribution) pour casser les prix. Mais face à cette agressivité, les autorités réagissent. L’enjeu est clair : préserver la transparence du marché dans un secteur stratégique. Retrouvez également notre article sur « Déstockage massif » chez BYD : les prix fondent mais la tension monte sur le marché.
Conclusion
Ce cas BYD met en lumière des pratiques opaques devenues trop fréquentes dans la course aux chiffres. Pékin a envoyé un message clair : les faux chiffres ne passeront plus. Et vous, que pensez-vous de ces stratégies ? Partagez votre avis en commentaire !

