Longtemps associé à Mazda, le moteur à pistons rotatifs, connu sous le nom de Wankel, semblait condamné à disparaître. Trop gourmand, peu fiable… Mais un nouveau constructeur vient changer la donne : Changan, via sa filiale Harbin Dongan, dévoile un bloc inédit qui pourrait lui donner un second souffle. Le moteur rotatif n’a jamais su convaincre totalement, malgré des décennies de persévérance, notamment chez Mazda. Trop fragile, trop gourmand, il est resté une niche technique. Pourtant, en ce début 2026, la Chine crée la surprise avec un tout nouveau moteur Wankel.

Le moteur Wankel : une idée brillante mal exécutée
Inventé par Félix Wankel, ce moteur promettait des merveilles : taille réduite, peu de pièces mobiles, haut rendement théorique. En pratique, il a surtout livré une fiabilité aléatoire, une surconsommation chronique et une usure rapide. Même Mazda, pourtant tenace, n’a jamais pu corriger complètement ces défauts. La RX-8 fut son dernier coup d’éclat, avant de disparaître face aux normes. Depuis, seul le MX-30 l’utilise comme prolongateur d’autonomie, sans réel succès commercial.
Changan tente une relance… en prenant de la hauteur

C’est la filiale Harbin Dongan Auto Engine du groupe chinois Changan qui relance l’idée. Leur moteur R05E, à un seul rotor, développe 72 chevaux et tourne à 6 500 tr/min. Il n’est pas destiné aux voitures, mais aux véhicules volants à basse altitude, entre drone et avion. Ce positionnement surprenant est stratégique : dans ce domaine, le Wankel brille par sa compacité, sa légèreté et sa capacité à gérer efficacement les vibrations.
Une optimisation technique à la sauce chinoise
Pour contrer la surconsommation légendaire, Changan utilise un bloc en aluminium et un revêtement interne anti-friction en nanodiamant (NDC). Le système d’allumage est à double circuit, améliorant sécurité et combustion. L’objectif : un moteur plus propre, plus durable, capable de convaincre là où Mazda a échoué. Reste à savoir si la promesse tiendra sur la durée. Jusqu’ici, aucun moteur Wankel n’a su dépasser 100 000 km sans grosse révision.
Quand la Chine ressuscite les moteurs oubliés

Cette relance du moteur rotatif n’est pas un cas isolé. Le groupe BYD, via sa marque premium Yangwang, développe un moteur à plat comme prolongateur d’autonomie. Ces projets montrent une chose : la Chine n’hésite plus à explorer des technologies rejetées ailleurs. Elle ose là où d’autres abandonnent. Si le moteur rotatif redevient pertinent dans les transports innovants, ce sera grâce à cette audace industrielle.
Conclusion
Alors que le monde tourne le dos au Wankel, la Chine y croit encore. Le moteur rotatif renaîtra-t-il vraiment grâce à Changan ? Ou restera-t-il une curiosité technique ? Et vous, pensez-vous que cette technologie mérite une seconde chance ? Partagez votre avis.

