Ce SUV hybride n’est pas le moins cher, mais Kia lui offre une fonction habituellement réservée aux voitures électriques
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Le Kia Seltos ne cherche pas à devenir le SUV hybride le moins cher de France : son principal argument tient dans une fonction V2L de 3,6 kW, encore inhabituelle en dehors des voitures électriques.
Pour sa première commercialisation française annoncée, le Seltos doit se glisser entre le Niro et le Sportage. Il arrive sur un marché déjà occupé par les Renault Symbioz, Hyundai Kona, Nissan Qashqai et MG ZS Hybrid+.
Son prix de départ de 36 790 € le place au-dessus de plusieurs concurrents directs. Kia tente de compenser cet écart avec un coffre de 536 litres, deux types de transmission et des fonctions inspirées de sa gamme électrique.
Le V2L donne au Seltos un argument encore rare chez les hybrides
La fonction la plus distinctive du Seltos est le V2L, pour Vehicle-to-Load. Une prise installée dans le coffre peut délivrer jusqu’à 3,6 kW afin d’alimenter un appareil électrique avec l’énergie du véhicule.

Ce dispositif peut servir pour du petit outillage, du matériel de camping ou certains équipements électriques utilisés loin d’une prise domestique. Le V2L est surtout connu sur les voitures 100 % électriques de Kia, mais beaucoup moins sur les hybrides non rechargeables.
Kia présente d’ailleurs le Seltos comme le premier hybride non rechargeable du marché à recevoir cette fonction. Cette revendication devra être confirmée dans la documentation française définitive, mais elle donne déjà au modèle une différence plus tangible qu’un simple écran supplémentaire.
Le conducteur bénéficie également d’un freinage régénérateur réglable depuis les palettes au volant. Le Seltos reprend ainsi deux usages associés aux électriques sans imposer de recharge sur une borne.
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Un coffre de 536 litres et jusqu’à 178 ch pour renforcer l’offre
Avec 4,43 m de longueur, le Seltos affiche un gabarit très proche de celui du Nissan Qashqai. Son coffre de 536 litres lui permet cependant de défendre une vraie vocation familiale sans atteindre les dimensions du Sportage.

La motorisation d’entrée de gamme associe un bloc essence 1.6 GDI à un système hybride et à une boîte à double embrayage à six rapports. La version à traction développée 154 ch.
Une seconde déclinaison e-AWD ajoute un moteur électrique sur le train arrière et porte la puissance totale à 178 ch. Cette architecture permet de proposer quatre roues motrices sans liaison mécanique classique entre les deux essieux.
Le rapprochement avec le Qashqai n’est pas anodin. Wikipédia recense la première génération J10 du Nissan Qashqai de 2007 à 2013 . Le modèle japonais dispose donc d’une longue implantation sur ce segment, face auquel le Seltos doit construire sa place en France.
À 36 790 €, ses équipements doivent justifier la différence
Le prix français annoncé débute à 36 790 €. Le Renault Symbioz E-Tech full hybrid 160 commence à 34 400 €, ce qui crée un écart de 2 390 € en défaveur du Kia.

Le Nissan Qashqai e-Power, presque identique en longueur avec ses 4 425 m, est affiché à partir de 33 300 €. Le Hyundai Kona Hybrid débute autour de 35 000 €, tandis que le MG ZS Hybrid+ descend jusqu’à 22 990 €.
Le Seltos ne gagne donc pas la comparaison sur le prix d’appel. Son positionnement repose plutôt sur l’association d’un coffre généreux, d’une version à transmission intégrale et du V2L de 3,6 kW.
Ce prix capable d’alimenter des appareils ne suffira pas à tous les acheteurs pour accepter plusieurs milliers d’euros d’écart. Elle donne néanmoins au Seltos une fonction immédiatement utilisable et encore rare dans sa catégorie, plutôt qu’un avantage limité à la fiche technique.
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Conclusion
Le nouveau SUV de Kia vise ainsi les conducteurs qui veulent conserver la simplicité d’un hybride non rechargeable tout en récupérant certains usages pratiques d’une voiture électrique. Son défi sera de convaincre que cette polyvalence vaut 36 790 € face à des concurrents déjà bien installés et souvent moins chers.
