Présent sur des modèles très populaires comme les Peugeot 208 ou 2008, le moteur 1.2 PureTech a longtemps représenté un pilier de l’offre essence du groupe Stellantis. Pourtant, malgré plusieurs évolutions techniques, ce bloc trois-cylindres à courroie humide va tirer sa révérence dans l’Union européenne. La cause principale ? Son incapacité à respecter la nouvelle norme Euro 6 e-bis, et non uniquement sa réputation de moteur à problèmes. Un vide temporaire va d’ailleurs s’installer dans les catalogues de Peugeot et Opel.

Pourquoi Stellantis abandonne le PureTech à courroie
Contrairement aux apparences, la disparition du PureTech à courroie ne s’explique pas uniquement par les soucis de fiabilité qui ont entaché son image. En réalité, Stellantis préfère l’abandonner car il ne passe pas la norme Euro 6 e-bis, en vigueur en 2026. Ce moteur “EB2 gen 2” va donc céder la place à une version entièrement repensée avec chaîne de distribution, plus propre et plus conforme aux exigences européennes. Le groupe profite aussi de l’occasion pour tourner une page délicate de son histoire technique.
Une réputation difficile à faire oublier

Malgré plusieurs ajustements techniques — nouvelle huile, courroie renforcée —, la fiabilité du 1.2 PureTech à courroie est restée un sujet sensible. Fuites d’huile, casse de courroie dans l’huile moteur, surconsommation… les retours négatifs se sont multipliés. Au printemps 2025, Stellantis a étendu la garantie à 10 ans ou 180 000 km, un aveu qui a confirmé l’ampleur du problème. Si la norme antipollution justifie officiellement son abandon, la marque ne cache pas que ce retrait permet aussi de rétablir la confiance des clients.
Un trou dans la gamme Peugeot et Opel
L’arrêt du moteur à courroie crée un vide inattendu dans les gammes Peugeot 208 et 2008. Ces modèles n’ont plus de version d’entrée de gamme avec boîte manuelle, ce qui fait monter les prix d’accès. Seules restent les variantes hybrides de 110 et 145 ch, forcément plus chères et toutes équipées de boîtes automatiques. Le retour d’une version non électrifiée et manuelle est prévu début 2026, avec le nouveau bloc à chaîne. En attendant, l’Opel Corsa conserve encore cette motorisation, mais plus pour très longtemps.
Une nouvelle génération à la fiabilité prometteuse ?

Depuis 2023, une troisième génération du 1.2 Turbo est proposée avec chaîne de distribution. Elle équipe notamment la Citroën C3 IV et la Fiat Grande Panda, sans hybridation ou en version légère. Ce moteur est une refonte en profondeur, avec 70 % de pièces nouvelles. Aucun problème majeur n’est encore remonté à ce jour, mais la prudence reste de mise : les défauts de la version précédente n’étaient apparus qu’avec le temps. Un rappel préventif a tout de même été lancé pour corriger un risque de fuite de carburant.
Conclusion
La fin du 1.2 PureTech à courroie marque une étape importante dans l’histoire technique de Stellantis. Si la norme Euro 6 e-bis motive officiellement cette décision, elle permet aussi de tourner la page d’un moteur contesté. Et vous, avez-vous eu une expérience avec ce moteur ? Partagez votre témoignage en commentaire.

