Stellantis ouvre une nouvelle bataille sur le marché de l’auto abordable. Avec une Fiat Pandina affichée à 9 990 €, le groupe propose désormais la voiture neuve la moins chère de France, devant la Dacia Sandero. Une offensive tarifaire inédite, rendue possible par une “super prime” et pensée pour relancer les volumes.

Une super prime de 5 510 € pour passer sous les 10 000 €
La Pandina (ex-Panda III) bénéficie d’une super prime Fiat de 5 510 €. Condition principale : mettre à la casse un véhicule de plus de sept ans. À ce tarif, l’Italienne devient plus de 3 000 € moins chère que la Sandero, pourtant référence historique du “low cost” (à partir de 13 290 €).
À puissance équivalente (65 ch), l’écart de prix est sans précédent.
Autre atout : la Pandina profite des 8 ans de garantie Stellantis (mis en place en 2025).
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Une offre prolongée jusqu’à fin mars
Initialement limitée aux commandes du 15 au 31 janvier, l’opération est prolongée sur tout le premier trimestre face au succès. L’objectif est clair : ramener les clients en concessions et faire tourner les usines, tout en pesant sur les coûts fournisseurs via des volumes plus élevés.
« Il faut regagner des volumes pour abaisser les prix des composants et générer du trafic », résume la direction de Stellantis France.
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Une “ancienne” Panda… mais toujours stratégique
La Pandina est en réalité la Panda III de 2012, produite à Pomigliano d’Arco (Italie). Elle devait disparaître avec l’arrivée de la Grande Panda (plus grande, plus chère, fabriquée en Serbie), mais le marché a tranché : la nouvelle venue ne répond pas au besoin d’entrée de gamme.
Résultat : la Pandina est maintenue au moins jusqu’en 2027.
En Italie, elle pèse encore 8 % du marché, preuve de son attractivité.
Un repositionnement des marques chez Stellantis
Fiat est désormais repositionnée sous Citroën en Europe, marquant une rupture avec la stratégie précédente. La “guerre des prix” s’étend : Opel est aussi revue à la baisse en France, avec une Corsa à 15 900 €.
Cette offensive vise à enrayer la chute des ventes de Fiat en Europe (–38 % en France, –41 % au Royaume‑Uni en 2025) et à regagner des parts de marché (2 % en Europe contre 5 % en 2017).
Et après ? Une vraie “mini” à bas coût
Fiat prépare une mini-voiture moderne, plus simple et encore moins chère, inspirée de l’esprit de la Panda de 1980. Ce projet commun avec Citroën, baptisé Eurocar, n’est toutefois pas attendu à court terme.
À retenir
- Prix choc : 9 990 € (avec prime de 5 510 € + casse)
- Moins chère que la Sandero de plus de 3 000 €
- Offre prolongée jusqu’à fin mars 2026
- 8 ans de garantie
- Objectif : volumes, trafic et compétitivité fournisseurs
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La Pandina à moins de 10 000 € peut-elle relancer le marché des petites voitures ? Dites-nous en commentaire.

