Tesla sacrifie le Cybertruck pour faire de la place au Cybercab dans l’usine texane
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Tesla réduit fortement la production du Cybertruck pour libérer son usine du Texas au profit du Cybercab, son robotaxi sans volant.
Le pick-up électrique n’a jamais tenu ses promesses commerciales. Lancé fin 2023 après des années d’attente, le Cybertruck s’est vendu bien en deçà des prévisions. Tesla a produit un peu plus de 71 000 unités au total, très loin des 250 000 à 500 000 exemplaires annuels espérés.
Elon Musk a confirmé la réduction progressive de la production, attendue vers le milieu de l’année 2027. Le but affiché : faire de la place dans l’usine du Texas pour augmenter la production du Cybercab. Pourquoi ce virage, et que prépare précisément la Gigafactory ?

Un échec commercial assumé
Le Cybertruck a toujours divisé. Présenté en 2019, son style angulaire a surpris, mais Tesla revendiquait plusieurs centaines de milliers de commandes. Le lancement effectif, fin 2023, a changé la donne : prix élevé, qualité et prestations critiquées, commandes qui s’évaporent. Tesla a même écoulé une partie de ses stocks auprès de SpaceX.
Le bilan est net. Un peu plus de 71 000 unités produites au total, très loin des 250 000 à 500 000 pick-up annuels espérés. Le constat vaut pour tout le segment : Ford et General Motors ne font guère mieux, et Stellantis a évité l’ornière en retardant son Ram électrifié.
L’usine du Texas se tourne vers le Cybercab
La décision de Tesla est d’abord industrielle. Réduire le Cybertruck revient à libérer des capacités d’assemblage dans la Gigafactory du Texas pour accélérer le Cybercab. Ce robotaxi biplace, sans volant ni pédales, dévoilé en 2024, devient la priorité de l’usine, dont le déploiement a commencé au Texas à l’automne 2026.

La fiche technique du Cybertruck n’est pas en cause : Tesla annonce jusqu’à 523 km d’autonomie sur une charge. Le problème est ailleurs, entre un positionnement prix et une demande restée trop faible. L’usine du Texas se réorganise pour produire davantage de Cybercab.
Le Cybertruck « vit grâce à Cybercab »
Elon Musk entretient le flou entre arrêt complet et simple réduction. Wes Morrill, l’ingénieur en chef du projet Cybertruck, va plus loin : il décrit le pick-up comme une « plateforme technologique incroyable » qui « vit grâce à Cybercab ».
La technologie du Cybertruck ne disparaît donc pas. Elle se prolonge dans le robotaxi, auquel elle sert de socle. Tesla assume sa transformation en entreprise d’autonomie et de robotaxis, au détriment d’un pick-up électrique qui n’a jamais convaincu. La Gigafactory du Texas devient le théâtre de ce virage.

Elon Musk ne précise pas si la production du Cybertruck sera simplement réduite ou définitivement arrêtée. Aucun chiffre ne mesure non plus l’ampleur du transfert de capacités vers le Cybercab. Une chose est actée : les lignes de l’usine du Texas passent au robotaxi.
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