Furtive e‑GT : la supercar électrique française qui a fait sensation, mais pas carrière

Exagon Furtive e-GT

Rétrospective sur la Furtive e‑GT, la supercar électrique française qui a conquis les salons… mais à peine les chaînes de production.

Quand Exagon Motors, depuis Magny‑Cours, rêvait de lancer la première supercar électrique française, tout semblait possible : 400 ch, 0 à 100 km/h en 3,5 s, silhouette classiquement raffinée. Sur le papier, la Furtive e‑GT avait tout, sauf des acheteurs.

Exagon Furtive e-GT
@Exagon Furtive e-GT

La genèse d’une icône française

Fondée par l’ingénieur Luc Marchetti, Exagon Engineering développa d’abord des véhicules électriques pour le Trophée Andros, avant de lancer Exagon Motors en 2009 pour concevoir une GT électrique grand tourisme.

Présentée au Mondial de Paris en 2010, la Furtive e‑GT affichait déjà une ambition technologique sans compromis.

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Performances et architecture premium

La Furtive e‑GT repose sur un châssis monocoque en fibre de carbone et composants composites, pour un équilibre idéal et une légèreté extrême. Deux moteurs Siemens (148 kW chacun) et une boîte semi-automatique à 3 vitesses lui permettent d’aborder 100 km/h en 3,5 s pour une vitesse maximale limitée à 250 km/h.
Avec une batterie Saft de 53 kWh, elle revendique une autonomie jusqu’à 360 km en usage urbain.

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Production artisanale et rareté assumée

Prévue à 150 exemplaires par an, la Furtive e‑GT a revêtu un caractère « haute couture automobile », fabriquée à la main et personnalisée pour chaque client — plus proche de l’artisanat que de la production industrielle.
Néanmoins, la voiture est tout sauf un succès commercial : seuls quelques exemplaires ont réellement quitté Magny‑Cours.L’avenir compromis par le climat

Exagon poursuivit ses projets automobiles pour le Trophée Andros jusqu’à ce que, progressivement, le championnat s’éteigne face au réchauffement climatique. Une triste ironie pour une marque née sur la glace.

Tableau synthétique

Élément Détails
Conception GT électrique « haute couture », châssis carbone, moteurs Siemens
Performances 400 ch, 0‑100 km/h en 3,5 s, 250 km/h max, ~360 km autonomie
Production 150 unités/an prévues, poignée d’exemplaires produits
Héritage Ambition et design marquants, échec commercial, marque de niche unique

Symbole d’une époque où l’industrie française osait penser grand, la Furtive e‑GT incarne une utopie technologique : une supercar électrique dessinée et produite avec passion — mais pas assez pour séduire un marché encore frileux.

Elle reste aujourd’hui un objet de désir, presque mystique, et un témoignage précieux d’un pari industriel audacieux.

Votre avis compte !

Et vous, que vous évoque la Furtive e‑GT ? Objet de fascination ou projet trop en avance ?

Aimeriez-vous voir renaître ce genre d’initiatives françaises ? Vos impressions sont les bienvenues !

Anna Lindo