BYD a voulu capitaliser sur les déboires du moteur PureTech pour gagner en visibilité en Europe.
Mais l’opération commerciale lancée en Italie s’est retournée contre le constructeur chinois, désormais sanctionné pour concurrence déloyale. En janvier, la marque chinoise BYD a tenté une approche marketing agressive en ciblant indirectement les moteurs à courroie de distribution à bain d’huile, dont le très controversé 1.2 PureTech. Si la campagne a fait parler, elle a surtout déclenché une réaction juridique rapide.
Une campagne marketing jugée trompeuse par les autorités italiennes
Baptisée « Purefication », l’opération proposait des remises aux propriétaires de véhicules équipés de moteurs à courroie humide. Même sans citer explicitement le PureTech, le message était suffisamment clair pour viser les modèles du groupe Stellantis. Le régulateur italien de la publicité a estimé que cette communication relevait de la publicité comparative interdite et de pratiques commerciales trompeuses. Verdict : interdiction immédiate de la campagne, un coup d’arrêt net pour BYD.
Stellantis tente de redresser l’image du moteur PureTech
De son côté, Stellantis cherche depuis plus d’un an à réparer les dégâts causés par la mauvaise réputation du 1.2 PureTech. Garantie étendue à 10 ans ou 180 000 km, plateforme d’indemnisation dédiée et efforts visibles sur le service après-vente : le groupe tente une reconquête progressive de la confiance. Les résultats commencent à se voir, mais de nombreux clients restent méfiants, notamment face à d’autres dossiers sensibles comme le 1.5 BlueHDi ou les airbags Takata.
BYD encore trop jeune en Europe pour jouer la carte de la fiabilité
Si BYD a su croître très vite sur le marché européen, la marque manque encore de recul sur la fiabilité à long terme et la qualité du suivi après-vente. Malgré une garantie attractive sur les véhicules et les batteries, tout reste à prouver sur la disponibilité des pièces et la rapidité des réparations. Dans ce contexte, attaquer frontalement un concurrent sur ses faiblesses techniques apparaît risqué, voire contre-productif pour une marque encore en phase d’installation. Découvrez notre article sur BYD marque le pas : l’euphorie de la croissance cède à la réalité du marché.
Conclusion
En voulant exploiter les difficultés du PureTech, BYD a surtout mis en lumière les limites de sa stratégie marketing en Europe. La sanction italienne rappelle que la conquête du marché passe d’abord par la crédibilité produit et le service client.
Trouvez-vous cette décision justifiée ? BYD aurait-elle dû éviter cette campagne ? Partagez votre avis en commentaire.
