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Le prochain Ford Ranger est déjà en chantier, avec une électrification poussée et un défi de taille

Par Jacqueline NivelleMis à jour le 28 septembre 2026
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Ford travaille déjà sur le prochain Ranger en Australie, avec une équation délicate : renforcer son électrification sans réduire les capacités de remorquage et de charge attendues d’un pick-up professionnel.

La génération actuelle, apparue à la fin de 2021 puis retouchée à la fin de 2025, est encore en pleine carrière. Son remplacement mobilise pourtant déjà les équipes australiennes de Ford et devrait prendre le relais avant la fin de la décennie.

Le calendrier précis et les futures motorisations restent à confirmer. La direction générale se dessine néanmoins : le Ranger devra réduire ses émissions tout en conservant les qualités qui lui permettent de travailler, tracter et transporter lourd.

Ford Ranger PHEV design extérieur
@Ford : Ranger PHEV design extérieur

Environ 1 500 ingénieurs mobilisés en Australie

Le développement du Ranger reste piloté depuis l’Australie, où Ford possède une importante base d’ingénierie. Fadi Mawal, président et directeur général de Ford Australia, a déclaré au média local Drive qu’environ 1 500 ingénieurs travaillaient sur les programmes Ranger et Everest.

Cette équipe planche déjà sur la relève du pick-up actuel. Les premières orientations évoquent une refonte de la carrosserie et de l’habitacle, mais Ford n’a pas encore détaillé la plateforme qui sera utilisée. Le constructeur pourrait faire évoluer l’architecture actuelle ou partir sur une base plus profondément remaniée.

Le Ranger occupe une place suffisamment importante pour justifier ce développement très en amont. Benzin fait remonter sa première production à 1982. Depuis cette date, le modèle a traversé plusieurs générations et s’est imposé sur de nombreux marchés comme un pick-up destiné aux usages professionnels autant qu’aux loisirs.

Le maintien du programme en Australie comporte aussi un enjeu industriel. Les coûts élevés de l’ingénierie locale obligent les équipes à défendre leur compétitivité face aux centres techniques asiatiques. Ford Australia conserve pour l’instant la conduite des projets Ranger et Everest.

Le Ranger PHEV donne déjà la direction technique

Ford ne précise pas encore les motorisations de la prochaine génération. Une électrification renforcée est toutefois attendue afin de répondre au durcissement des normes d’émissions sur plusieurs marchés.

Le Ranger PHEV commercialisé en Europe fournit un premier repère. Il associe un moteur essence 2.3 EcoBoost à un moteur électrique de 75 kW, alimenté par une batterie offrant 11,8 kWh de capacité utilisable. L’ensemble développe 281 ch et 697 Nm de couple.

Cette version peut parcourir jusqu’à 43 km en mode électrique selon le cycle WLTP. Cette autonomie reste pensée pour les trajets courts et les déplacements locaux plutôt que pour transformer le Ranger en véhicule électrique sur longue distance.

Ford Ranger PHEV design intérieur
@Ford : Ranger PHEV design intérieur

La gamme diffère selon les régions et comprend encore des moteurs diesel ou essence. Elle ne propose pas actuellement de diesel avec hybridation légère ni d’hybride simple comparable à la solution retenue sur certaines versions du Toyota Hilux.

Plusieurs voies restent donc possibles pour le futur Ranger : évolution du système hybride rechargeable, introduction d’une hybridation plus légère ou coexistence de plusieurs technologies selon les marchés. Un modèle entièrement électrique est envisagé à plus long terme, sans apparaître comme une priorité immédiate.

Préserver 3 500 kg de remorquage sera le véritable défi

La fiche technique du Ranger PHEV actuel montre la contrainte qui pèsera sur la prochaine génération. Malgré sa batterie et son moteur électrique, cette version conserve une capacité de remorquage de 3 500 kg et environ une tonne de charge utile.

Ces valeurs comptent davantage qu’une simple baisse de consommation pour une partie des acheteurs. Le Ranger sert à tracter des remorques, déplacer du matériel et parcourir de longues distances dans des zones où la recharge peut être rare. Une batterie plus grande augmenterait l’autonomie électrique, mais aussi la masse et le coût du véhicule.

Un Ranger entièrement électrique poserait une difficulté supplémentaire. Le remorquage lourd peut réduire fortement l’autonomie réelle, tandis qu’une recharge longue immobiliserait un outil de travail. Ford devra trouver un compromis entre capacité de batterie, masse, temps de recharge et performances en charge.

Ford Ranger PHEV vue arrière
@Ford : Ranger PHEV vue arrière

L’hybride rechargeable offre aujourd’hui une réponse intermédiaire : des kilomètres électriques pour les déplacements courts, puis un moteur thermique pour les longues distances et les travaux exigeants. La prochaine génération devra pousser cette logique plus loin sans devenir trop lourde, trop chère ou moins endurante.

Le chantier est donc lancé, mais la réussite du futur Ranger ne dépendra pas de son seul niveau d’électrification. Ford devra prouver qu’un pick-up plus sobre peut toujours remorquer 3 500 kg, transporter une charge importante et rester exploitable loin des bornes. Découvrez aussi notre article sur le Ford Kuga PHEV revient avec une offre à 419 €/mois, et la bonne affaire mérite un vrai calcul.

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Auteur

Jacqueline Nivelle

Rédactrice à iTransports, Jacqueline suit les lancements et l'actualité des constructeurs automobiles. Elle recoupe les sources officielles avant publication pour livrer une information claire et vérifiée.

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