L’échange de batteries coûte une fortune, Nio ouvre 30 % de son réseau à Geely pour accélérer son déploiement
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Nio chercherait à partager avec Geely le poids financier de son réseau d’échange de batteries, mais l’accord annoncé porte sur 30 % du capital de Nio Power et non sur 30 % de ses stations.
Le rapprochement doit donner davantage de moyens à une infrastructure lourde à construire et à exploiter. Pour Nio, l’enjeu consiste à étendre son système sans continuer à supporter seul l’essentiel des investissements.
La formulation du titre demande toutefois une précision importante : Geely ne récupère pas directement trois stations sur dix. Le groupe entrerait au capital de Nio Power, la structure qui exploite les stations d’échange de batteries et les bornes de recharge de Nio.

Geely entrerait à hauteur de 30 % dans Nio Power
L’accord rapporté prévoit une participation de 30 % de Geely dans Nio Power. Cette opération renforcerait un partenariat déjà engagé entre les deux groupes autour de l’échange de batteries et de la compatibilité des véhicules.
Le montant supérieur à 2 milliards d’euros évoqué autour de l’opération correspondrait à la valorisation globale de Nio Power. Il ne doit donc pas être présenté comme la somme directement versée par Geely pour acquérir ses 30 %. Les apports financiers et les échanges d’actifs doivent encore être recoupés avec un communiqué officiel ou un document financier des deux groupes.
Geely apporte aussi une surface industrielle bien plus large qu’une seule marque. Son portefeuille comprend notamment Zeekr, Lynk & Co, Volvo Cars et Polestar. En France, Roadstr rapporte que Volvo a vendu 13 067 voitures en 2025, un chiffre en recul de près de 34 % par rapport à 2024. Ce résultat ne préjuge pas du succès de l’échange de batteries, mais il illustre l’implantation commerciale du groupe auquel Nio s’associe. Découvrez notre article sur Volvo ralentit sur le tout-électrique, ce XC60 de 124 miles révèle sa nouvelle stratégie.
Le coût du réseau pousse Nio à partager l’effort
Une station d’échange doit stocker plusieurs batteries, automatiser leur remplacement et rester compatible avec les véhicules concernés. Son intérêt pour le conducteur dépend ensuite de la densité du réseau : une opération rapide perd une grande partie de sa valeur si la station la plus proche se trouve trop loin.
Nio doit donc déployer beaucoup de site avant de profiter pleinement de son avance technique. L’arrivée de Geely pourrait répartir les investissements, augmenter le nombre de véhicules compatibles et améliorer le taux d’utilisation des stations.
Le partenariat engagé en novembre 2023 allait déjà dans cette direction, avec un travail commun sur les normes d’échange de batteries pour les voitures particulières et les véhicules utilitaires. La prise de participation transformerait cette coopération technique en engagement industriel et financier plus profond.
Une alliance qui peut changer l’échelle du battery swap
Le principal apport de Geely tient à son portefeuille de marques. Si plusieurs d’entre elles adoptent progressivement une architecture compatible, les stations de Nio Power pourraient servir davantage de véhicules et amortir plus vite leur construction.

Cette logique reste soumise à plusieurs conditions : modèles réellement compatibles, calendrier de déploiement, zones géographiques concernées et décisions propres à chaque marque. Aucun élément suffisamment solide ne permet encore d’affirmer que les conducteurs européens de Volvo, Polestar, Zeekr ou Lynk & Co profiteront prochainement de ces stations. Retrouvez aussi notre article sur le Polestar 4 SUV gagne ce que les familles attendaient, mais Tesla garde encore un argument massif.
L’accord marque néanmoins un changement de méthode pour Nio. Le constructeur ne chercherait plus à développer seul son infrastructure propriétaire. Il tenterait d’en faire une plateforme partagée, soutenue par un groupe automobile capable d’apporter des capitaux, des véhicules et un volume d’utilisation supérieur.
