Mitsubishi

Mitsubishi vend l’aventure avec son Outlander Diamond Trail, mais ce SUV ne devient pas pour autant un véritable 4×4

Par Jacqueline NivelleMis à jour le 28 octobre 2026
Retrouvez iTransports sur GoogleAjoutez notre source pour suivre nos actualités auto plus facilement
Partager :FacebookXWhatsApp

Mitsubishi transforme son Outlander familial en baroudeur avec la Diamond Trail Edition 2028, mais sous les pneus tout-terrain et le mode Rock, l’architecture monocoque reste celle d’un SUV, pas d’un 4×4 à châssis séparé.

Avec le Pajero et le L200, Mitsubishi s’est longtemps construit une réputation de spécialiste des véhicules capables de quitter le bitume. L’Outlander, lui, s’adresse d’abord aux familles qui cherchent un SUV polyvalent.

Présenté le 26 octobre 2026, l’Outlander Diamond Trail Edition 2028 rapproche ces deux univers. Au programme : pare-chocs redessinés, pneus tout-terrain Nexen Roadian ATX et un nouveau mode de conduite Rock. La version reste toutefois réservée au marché nord-américain, et Mitsubishi n’en a pas fait un franchisseur extrême.

Mitsubishi Outlander Diamond Trail vue de profil
@Mitsubishi : Outlander Diamond Trail vue de profil

Des angles revus, une calandre noire et des pneus tout-terrain

La première modification est concrète. Mitsubishi a retravaillé les pare-chocs avant et arrière pour mieux franchir les obstacles.

L’angle d’attaque passe de 18,3 à 20,5 degrés. À l’arrière, l’angle de fuite progresse de 22,2 à 23,1 degrés. Sur le papier, la différence paraît minime. Sur un chemin creusé d’ornières ou marqué par une rupture de pente, elle évite d’accrocher la carrosserie.

Le style suit. La Diamond Trail reçoit une calandre noire mate, des passages de roues élargis et des barres de toit surélevées. Les jantes de 18 pouces sont chaussées de Nexen Roadian ATX, des pneus taillés pour les surfaces meubles plutôt que pour la seule route. Découvrez notre article sur le Mitsubishi Eclipse Cross démarre désormais à 41 390 €, avec une autonomie pouvant atteindre 650 km.

Le mode Rock améliore la progression, sans en faire un vrai 4×4

La principale nouveauté mécanique est le mode de conduite Rock, ajouté au système de transmission intégrale S-AWC (Super All Wheel Control). Il cible les passages rocheux et les faibles adhérences.

Concrètement, ce mode adapte le freinage pour limiter le patinage d’une roue qui perd l’adhérence et reporter l’effort sur celles qui gardent de la motricité. Ce n’est toutefois pas un blocage mécanique de différentiel, comme en embarquent les tout-terrain spécialisés.

Mitsubishi Outlander Diamond Trail design intérieur
@Mitsubishi : Outlander Diamond Trail design intérieur

L’Outlander Diamond Trail conserve son architecture monocoque. Mitsubishi n’a pas annoncé de passage à un châssis séparé, la base des vrais 4×4. On a affaire à un SUV à transmission intégrale mieux réglé pour les chemins, pas à un successeur du Pajero.

L’intérieur accompagne la promesse sans la dépasser. La sellerie est déperlante, pensée pour les vêtements humides ou salis. Les caméras périphériques restent actives jusqu’à 30 km/h, contre 10 km/h sur le modèle de référence. Utile sur une piste étroite, sans remplacer la visibilité directe.

Un baroudeur réservé à l’Amérique du Nord, sans prix pour la France

Malgré sa présentation à l’automne 2026, le modèle porte le millésime 2028. Mitsubishi annonce une commercialisation au Canada durant le premier semestre 2027, sans tarif définitif.

Pour la France, rien : ni prix, ni ouverture des commandes, ni calendrier de livraison. Présenter cette version comme une nouveauté prochaine dans les concessions françaises serait prématuré.

Mitsubishi Outlander Diamond Trail vue arrière
@Mitsubishi : Outlander Diamond Trail vue arrière

Trois exemplaires seront exposés au SEMA Show de Las Vegas, du 3 au 6 novembre 2026. Un seul représente la version de série. Les deux autres sont des préparations plus poussées, dont les équipements ne seront pas forcément proposés sur le modèle commercial.

L’Outlander Diamond Trail est donc un SUV familial mieux armé pour les chemins difficiles. Mitsubishi le reconnaît lui-même : ce modèle ne remplace pas les grands tout-terrain qui ont bâti sa réputation. Un baroudeur crédible, pas une renaissance du Pajero. Retrouvez aussi notre article sur le Mitsubishi Pajero fait son grand retour : châssis échelle, 4×4 pur et plus de 300 ch pour défier le Toyota Land Cruiser.

(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});
Auteur

Jacqueline Nivelle

Rédactrice à iTransports, Jacqueline suit les lancements et l'actualité des constructeurs automobiles. Elle recoupe les sources officielles avant publication pour livrer une information claire et vérifiée.

Voir ses articles