Le constructeur japonais Nissan mise toute sa relance sur sa nouvelle génération électrique pour sortir de la crise.

Après un premier semestre 2025 difficile, Nissan se retrousse les manches : pertes importantes, marché électrique agressif, situation tendue. Le constructeur lance son plan de redressement mondial « Re:Nissan » et place au cœur de sa stratégie la nouvelle génération de la Nissan Leaf, attendue pour 2026.
Résultats financiers contrastés malgré les efforts
Nissan affiche un chiffre d’affaires en forte baisse (‑ 7 % à 5,6 trillions de yens), principalement à cause d’une chute des ventes au Japon et de la montée de la concurrence. Le constructeur enregistre une perte opérationnelle de 180,7 millions de dollars au S1 2025, contre un bénéfice de 32,09 milliards de yens à la même période l’an dernier.
L’absence de croissance et la forte pression sur les coûts témoignent de la gravité de la situation.
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Le plan « Re:Nissan » : restructuration et économies massives
Le plan de redressement vise à retrouver une rentabilité et un flux de trésorerie positif d’ici l’exercice fiscal 2026. Les leviers : réduction des coûts (200 milliards de yens de coûts variables, déjà 80 milliards de yens de coûts fixes économisés), rationalisation industrielle (fermeture ou consolidation d’usines) et meilleure efficacité de l’ingénierie.
Le plan implique par exemple :
- la vente du siège mondial de Yokohama avec contrat de location sur 20 ans,
- une amélioration ciblée de 12 % des coûts d’ingénierie par heure (objectif : 20 %),
- une réduction de production du SUV Rogue au Japon (900 véhicules en moins).

La nouvelle Leaf 2026 au cœur de la renaissance électrique
La troisième génération de la Leaf, dévoilée en 2025, joue un rôle central dans la relance du constructeur. Basée sur une nouvelle plateforme, elle promet jusqu’à 488 km d’autonomie (75 kWh) et adopte un refroidissement liquide pour la batterie.
Le site américain présente le modèle 2026 avec un design de crossover compact, technologies embarquées poussées et connectivité renforcée.
Des défis persistants malgré des signaux encourageants
Malgré cette dynamique, Nissan doit encore affronter des obstacles :
- une charge tarifaire américaine de 275 milliards de yens due aux droits de douane,
- des problèmes d’approvisionnement en composants, notamment pour le Rogue, conséquence directe de la pénurie de semi‑conducteurs.
Nissan joue gros : ses efforts financiers, industriels et technologiques convergent vers le lancement de la Leaf 2026. La route est semée d’embûches, mais l’entreprise semble avoir posé les bons jalons. Et vous ? Pensez‑vous que la nouvelle Leaf suffira à relancer Nissan ? Laissez votre avis en commentaire.

