L’Espagne prépare une refonte complète de son bonus écologique, en s’inspirant directement du modèle français. Un score carbone global pourrait devenir la clé d’accès aux aides à l’achat. Tandis que la France a redéfini en profondeur son bonus écologique avec un éco-score exigeant, l’Espagne semble vouloir suivre le même chemin. En ce début 2026, Madrid n’a toujours pas officialisé les nouvelles règles de son dispositif d’aide à l’achat de voitures électriques. Mais les discussions avancent, et une source d’inspiration ressort clairement : le modèle français, basé sur l’évaluation de l’empreinte carbone complète des véhicules, de leur fabrication à leur usage.

L’éco-score français inspire directement le gouvernement espagnol
Le projet de réforme espagnol s’inscrit dans le cadre du programme España Auto 2030, qui vise à accélérer la transition électrique du parc automobile. Le futur Plan Auto+, censé remplacer le programme Moves, prévoit 400 millions d’euros d’aides à partir de 2026. L’objectif est aussi de centraliser les aides au niveau national. Mais la grande nouveauté, c’est l’intégration prévue d’un score carbone global, qui pourrait exclure certains modèles très polluants à produire, souvent importés. Découvrez notre article sur la voiture électrique la plus rapide du monde (et vous ne la connaissez sûrement pas).
Un critère environnemental qui change la donne

À l’image de la France depuis fin 2023, l’Espagne souhaite aller au-delà des simples émissions à l’usage. Le score carbone envisagé prendra en compte l’ensemble du cycle de vie du véhicule, y compris les étapes de production, d’assemblage et de transport. Cela pourrait impacter fortement les modèles venus d’Asie, notamment de Chine, souvent pénalisés par leur empreinte logistique. Ce critère vise clairement à favoriser les véhicules produits en Europe, une orientation de plus en plus assumée politiquement.
La France en exemple, l’Allemagne à contre-courant
Depuis la réforme française, les véhicules électriques exclus du bonus sont nombreux. Plusieurs modèles populaires importés d’Asie n’ont plus accès à cette aide. Résultat : la majorité des véhicules électriques vendus en France en 2025 provenaient de l’Union européenne, avec l’Allemagne en tête. À l’inverse, l’Allemagne a choisi une approche plus ouverte, en ne conditionnant pas ses aides à la provenance. L’Espagne, elle, semble vouloir durcir ses critères, même si des exceptions pourraient subsister.
Une stratégie industrielle en arrière-plan

Derrière la réforme écologique, c’est bien un enjeu économique et industriel qui se joue. L’automobile représente près de 10 % du PIB espagnol, avec deux millions d’emplois. Madrid mise sur l’implantation de nouvelles chaînes de production de petits véhicules électriques, comme ceux annoncés par Volkswagen, pour relancer l’activité locale. Mais pour cela, les aides publiques doivent suivre rapidement, sous peine de freiner le marché. Le bonus écologique devient ici un levier stratégique bien au-delà de l’écologie. Retrouvez aussi notre article sur les aides à l’achat d’une voiture électrique en 2025 : guide complet pour maximiser vos avantages.
Conclusion
L’Espagne amorce un virage stratégique en matière de soutien à l’électrique, avec un dispositif inspiré du modèle français. En conditionnant les aides à un score carbone global, Madrid entend à la fois protéger son industrie et soutenir une électrification plus vertueuse. Ce changement pourrait-il devenir un nouveau standard européen ? Partage ton avis en commentaire : cette stratégie d’éco-score renforcé est-elle juste ou pénalisante pour les consommateurs ?

