Stellantis arrive avec le catalogue le plus large. Le groupe annonce 12 modèles électriques répartis sur quatre marques : Citroën, Fiat, Peugeot et Opel.
Côté Citroën, trois modèles sont pressentis : la ë-C3, la ëC3 Aircross et la ëBerlingo. Fiat apporte la Grande Panda, la 500e et la 600e. Peugeot aligne la e-208, la e-2008, la e-308 et la e-Rifter. Opel complète le catalogue avec la Mokka Electric et la Frontera Electric.
Le modèle d’appel est la Citroën ë-C3, affichée à 94 €/mois. C’est 12 € de plus qu’en 2025, où elle était proposée à 82 €/mois. La hausse est réelle, mais le tarif reste très inférieur au marché pour une citadine électrique.

Le catalogue 2026 est plus resserré qu’en 2025. Stellantis proposait alors 16 modèles ; il en retire 4 cette année. Une rationalisation qui s’explique par des contraintes de production et de rentabilité du dispositif.
Aucun autre constructeur ne peut aligner seul quatre marques dans un programme unique : Renault ne dispose que de sa propre gamme. De la citadine compacte au monospace en passant par le SUV urbain, le catalogue couvre une large palette de besoins.
Mais quel est le vrai coût mensuel selon votre profil ? Et quelles aides pouvez-vous réellement obtenir ?
Aides jusqu’à 9 500 € et conditions d’éligibilité : ce qu’il faut savoir avant de préréserver
Le leasing social fonctionne grâce à un mécanisme d’aides CEE (Certificats d’Économies d’Énergie) intégrées dans le loyer. Plus le véhicule est fabriqué en Europe, plus l’aide est élevée, et plus votre mensualité baisse.
Le barème annoncé : 6 500 € pour un véhicule de base ; 7 000 € si le moteur est fabriqué en Europe ; 9 000 € si la batterie est européenne ; 9 500 € si moteur et batterie le sont tous deux. C’est 2 500 € de plus que lors des éditions précédentes, plafonnées à 7 000 €.
Le loyer mensuel est plafonné à 200 €/mois, quelle que soit la voiture choisie dans le catalogue. Le programme prévoit 50 000 places au total.

Les critères d’éligibilité pressentis sont au nombre de trois. Premier critère : un revenu fiscal de référence par part inférieur à 16 300 €. Deuxième critère : habiter à plus de 15 km de son lieu de travail, ou parcourir plus de 8 000 km par an à titre professionnel. Troisième critère : ne pas avoir bénéficié du leasing social lors des éditions 2024 ou 2025.
Ce dernier point exclut les bénéficiaires des deux premières vagues. Si vous avez déjà signé un contrat en 2024 ou 2025, vous n’êtes probablement pas éligible cette année.
Un point de vigilance s’impose. Le décret d’application du leasing social 2026 n’est pas encore publié à ce jour. Renault l’a dit clairement : « Les conditions d’éligibilité du dispositif au leasing social 2026 ne sont pas connues à date ». Toutes les informations présentées ici sont donc provisoires et susceptibles d’évoluer.
Pourquoi Stellantis peut-il proposer ces tarifs avant même la publication du décret ? Et qui a vraiment intérêt à préréserver maintenant ?
Pourquoi Stellantis joue la carte de la proactivité : stratégie et avantages pour les candidats
Stellantis connaît le dispositif de l’intérieur. Le groupe a validé près de 50 000 dossiers lors du leasing social 2025, s’imposant comme l’acteur dominant du dispositif. Cette expérience, traitement des dossiers, logistique, réseau de concessionnaires, lui donne une longueur d’avance concrète.
La compétitivité tarifaire de l’offre repose aussi sur un atout industriel précis. Stellantis est actionnaire de l’usine de batteries ACC à Billy-Berclau, dans les Hauts-de-France. Cette implantation européenne lui permet de revendiquer les aides CEE maximales, jusqu’à 9 500 €, pour les modèles dont la batterie est assemblée sur ce site. C’est un avantage concurrentiel direct, traduit en euros sur votre mensualité.
Le groupe anticipe également un vivier de renouvellement significatif. Les 50 000 pionniers qui ont signé un contrat de leasing social en 2024 arrivent en fin de bail dans les prochaines années. Même s’ils ne sont probablement pas éligibles à cette troisième édition, leur expérience positive alimente la dynamique commerciale du programme.
Le calendrier est serré. Les préréservations doivent ouvrir avant le 1ᵉʳ juin 2026. Le dispositif officiel est attendu à partir du 16 juillet 2026. En annonçant avant le décret, Stellantis prend le risque d’une communication provisoire mais capte les intentions d’achat en premier. Les candidats qui préréservent tôt sécurisent leur place dans la file d’attente.

Stellantis joue l’offensive commerciale en annonçant son offre avant même le décret officiel. C’est une stratégie qui profite aux candidats rapides, à condition d’accepter l’incertitude provisoire sur les conditions définitives.
Avec 50 000 places disponibles et un calendrier serré, préréservations avant le 1ᵉʳ juin, lancement prévu le 16 juillet, les premiers dossiers déposés auront un avantage certain sur ceux qui attendent la confirmation officielle. La liste des 12 modèles reste à valider par décret, et les critères d’éligibilité pourraient évoluer à la marge.
Si votre revenu fiscal est inférieur à 16 300 € par part, que vous parcourez plus de 15 km pour aller travailler et que vous n’avez pas bénéficié du leasing social en 2024 ou 2025, les préréservations ouvrent avant le 1ᵉʳ juin : 50 000 places, premier arrivé premier servi.

