2027 Lexus TZ : le futur SUV électrique de luxe qui intrigue déjà le marché

2027 Lexus TZ : le futur SUV électrique de luxe qui intrigue déjà le marché

Le Lexus TZ 2027 sera le premier grand SUV électrique 6 places de la marque premium, combinant jusqu’à 408 ch, 530 km d’autonomie WLTP et un luxe sensoriel inédit, mais avec une recharge DC limitée à 150 kW qui le positionne différemment face à la concurrence allemande.

Fin 2026, Lexus lancera son TZ, un SUV électrique de 5,10 m destiné à conquérir le segment premium des trois rangées, actuellement dominé par les marques allemandes. Pour les acheteurs en quête d’un grand SUV électrique avec vraie capacité de passagers, c’est une alternative crédible au BMW iX et au Mercedes EQE SUV. Cet article combine les spécifications techniques précises des versions TZ 450e et TZ 550e avec une analyse critique de ses forces, design, confort 6 places, Cx 0,27, et de ses limites, à commencer par une recharge plafonnée à 150 kW.

Lexus TZ 2027 design extérieur
@Lexus : TZ 2027 design extérieur

Lexus TZ 2027 : dimensions, design et configuration exclusive 6 places

Le TZ s’annonce imposant. Lexus annonce 5,10 m de long, 1,99 m de large, 1,70 m de haut et un empattement de 3,05 m. C’est le gabarit d’un BMW X7 ou d’un Mercedes GLS.

Ces proportions servent une configuration intérieure que Lexus revendique comme exclusive : six places réparties en trois rangées selon un schéma 2/2/2. Ses cousins de plateforme, le Toyota Highlander EV et le Subaru Getaway, proposent sept places. Lexus en retire délibérément une pour faciliter l’accès à la troisième rangée et élargir les assises en deuxième rangée. C’est un choix de positionnement, pas une contrainte technique.

Visuellement, le TZ adopte la grille spindle électrique futuriste de la marque, réinterprétée pour l’ère zéro émission. Les jantes sont disponibles en 20 ou 22 pouces selon les versions. La silhouette tendue rompt avec le classicisme des SUV allemands du segment.

La plateforme est partagée avec Toyota, mais la différenciation est réelle : finitions, configuration 6 places et positionnement tarifaire placent le TZ dans une autre catégorie que le Highlander EV.

Puissance, autonomie et recharge : les spécifications techniques du TZ 450e et TZ 550e

Lexus propose deux motorisations. Le TZ 450e développe 313 ch. Le TZ 550e monte à 408 ch, soit 300 kW. Les deux versions reçoivent la transmission intégrale DIRECT4, système de gestion vectorielle du couple développé par Toyota Group.

La batterie lithium-ion de 95,8 kWh est commune aux deux versions. L’autonomie annoncée varie entre 480 et 530 km selon le cycle WLTP, des valeurs encore à confirmer officiellement. En usage réel, attendez-vous à 380-430 km selon votre style de conduite et les conditions climatiques.

Le TZ 550e abat le 0 à 100 km/h en 5,4 secondes. C’est honnête pour un SUV de plus de deux tonnes transportant six passagers. Le Cx de 0,27 est remarquable pour ce gabarit : il contribue directement à l’autonomie et réduit les nuisances aérodynamiques à haute vitesse.

Lexus TZ 2027 design intérieur
@Lexus : TZ 2027 design intérieur

La direction arrière dynamique est de série. Elle ramène le rayon de braquage à 5,4 m, une performance pour un véhicule de 5,10 m, immédiatement perceptible en ville.

Le freinage régénératif se règle sur cinq niveaux. La version TZ 550e ajoute une simulation de passage de rapports via les palettes au volant (Lexus, mai 2026), un clin d’œil aux conducteurs en transition depuis le thermique. La capacité de remorquage atteint 1 587 kg, ce qui permet de tracter une remorque légère ou un petit bateau.

La recharge DC est limitée à 150 kW maximum, sur architecture 400 volts. De 10 à 80 %, comptez environ 35 minutes sur une borne rapide. Le chargeur embarqué AC accepte jusqu’à 22 kW, généreux pour les recharges nocturnes.

Là où l’Ioniq 9 de Hyundai atteint 350 kW et le Mercedes EQE SUV 580 plafonne à 170 kW, le TZ s’arrête à 150 kW. Sur un trajet Paris-Marseille, cela représente un arrêt de recharge plus long que chez la concurrence. Ce n’est pas rédhibitoire, mais c’est un compromis réel à intégrer dans votre décision d’achat.

Luxe sensoriel et équipements : bambou, Mark Levinson et confort 6 places

L’habitacle du TZ ne ressemble à aucun autre SUV électrique du segment.

L’écran central tactile mesure 14 pouces. L’instrumentation numérique affiche 12,3 pouces. Les deux dalles sont synchronisées. L’interface répond au concept Tazuna, littéralement « rênes de cheval », qui vise une interaction conducteur-véhicule intuitive, sans surcharge d’informations.

Le système audio Mark Levinson compte 21 haut-parleurs. C’est l’une des installations sonores les plus ambitieuses du segment et un argument d’achat à part entière pour les amateurs de musique.

Les panneaux de porte reçoivent des garnitures en bambou avec motifs illuminés. L’aluminium recyclé complète la palette de matériaux (Lexus, mai 2026). Ces matériaux naturels créent une atmosphère que les plastiques premium des concurrents allemands ne reproduisent pas.

Lexus TZ 2027 vue arrière
@Lexus : TZ 2027 vue arrière

Tous les sièges sont chauffants, y compris ceux de la troisième rangée. C’est un détail décisif au quotidien : trop de constructeurs oublient la troisième rangée dès qu’il s’agit de confort thermique.

Le prix estimé se situe entre 65 000 et 75 000 dollars sur le marché américain. Pour la France, le tarif en euros reste à confirmer. Le TZ ne sera pas éligible au bonus écologique, ce qui le positionne de fait au-dessus de 70 000 € nets.

Le Lexus TZ 2027 est une proposition cohérente pour les acheteurs premium en quête d’espace électrique, mais sa recharge DC limitée à 150 kW révèle les compromis d’une plateforme partagée avec Toyota. Face à l’Ioniq 9, plus rapide à recharger, et aux allemands, plus puissants, le TZ joue la carte du luxe sensoriel et du confort 6 places plutôt que de la performance brute. C’est un choix assumé, à condition que vous le sachiez avant de signer.

Sur un long trajet, accepteriez-vous 35 minutes de recharge supplémentaires en échange d’un intérieur en bambou et d’une vraie troisième rangée chauffée ?

Jacqueline