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31 % disent éviter les marques chinoises pour des raisons politiques mais un quart des ventes part quand même chez elles

Par Gilles MarchettiMis à jour le 5 octobre 2026
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En Norvège, 31 % des conducteurs de voitures électriques disent vouloir éviter les marques chinoises pour des raisons politiques, alors que ces constructeurs représentent déjà un quart des immatriculations neuves. Le pays pionnier de la voiture électrique en Europe cristallise un décalage net entre ce que les acheteurs déclarent et ce qu’ils font au moment de signer.

La Norvège est l’un des meilleurs endroits pour observer l’évolution du marché électrique : les voitures à batterie et dominent les ventes de voitures neuves depuis des années. L’origine des véhicules, elle, devient un sujet de plus en plus sensible pour une partie des acheteurs. La dernière enquête annuelle de l’association norvégienne des véhicules électriques (Norsk elbilforening) le confirme, chiffres à l’appui.

Menée auprès de près de 15 000 conducteurs entre le 31 mars et le 3 mai 2026, elle mesure des déclarations d’intention. Elle ne dit rien des raisons qui ont réellement guidé chaque achat. Le décalage se joue précisément là.

Une méfiance qui progresse chez les conducteurs

Parmi les répondants, 31 % affirment vouloir éviter d’acheter une voiture chinoise pour des raisons politiques. Un an plus tôt, en 2025, ils étaient 23 %. La hausse est nette, et l’association norvégienne l’explique notamment par les interrogations grandioses autour de la sécurité des données personnelles.

Un même répondant pouvait citer plusieurs marques ou plusieurs pays. Le chiffre mesure donc un niveau de méfiance global, pas un rejet figé d’une marque précise.

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Un quart des ventes, déjà

Sur le marché, la tendance va pourtant dans le sens inverse. Entre janvier et juillet 2026, 20 566 voitures électriques de constructeurs détenues par des groupes chinois ont été immatriculées en Norvège. Soit 25 % du total des nouvelles électriques. Leur part était quasi nulle en 2019.

Derrière ce quart des ventes se cachent des marques comme BYD, Xpeng, Nio ou MG, mais aussi Volvo, Polestar et Smart. Ces trois dernières gardent des racines européennes qui brouillent la perception de leur propriétaire réel.

Pourquoi l’intention et l’achat ne se croisent pas

Les personnes qui expriment une réticence ne sont pas nécessairement celles qui achètent ces voitures. Au moment de choisir, le prix et les caractéristiques du véhicule peuvent peser plus lourd que les réserves politiques. C’est l’interprétation avancée par l’association norvégienne, même si l’enquête ne permet pas de mesurer précisément le poids de chaque critère.

À titre de comparaison, la part des répondants qui disent éviter Tesla pour des raisons politiques est passée de 43 % à 24 % en un an. Les opinions évoluent vite. Les immatriculations, elles, dépendent également de l’offre disponible au moment de l’achat.

Le marché norvégien résume un mouvement plus large : la méfiance politique envers les constructeurs chinois progresse dans les sondages, mais elle ne freine pas encore leur conquête des ventes.

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Conclusion

Le marché norvégien résume un phénomène de société plus large : si la méfiance géopolitique à l’égard des constructeurs chinois progresse nettement dans les enquêtes d’opinion, elle ne freine pas encore leur conquête commerciale. Selon vous, les considérations politiques et la protection des données personnelles peuvent-elles finir par l’emporter sur le rapport qualité-prix lors de l’achat d’une voiture électrique ?

 

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Auteur

Gilles Marchetti

Rédacteur à iTransports, Gilles couvre l'actualité automobile : nouveautés, constructeurs et mobilité. Il s'appuie sur les communiqués officiels et les données des constructeurs pour livrer des brèves fiables et sourcées.

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