Pas assez de clients, Ferrari reporte son deuxième modèle électrique : le virage du luxe en panne ?

Ferrari F80 électrique

En raison d’une demande trop faible, Ferrari reporte à 2028 au minimum la sortie de son second modèle 100 % électrique, initialement prévu pour 2026. Ferrari, habituée à imposer son rythme, ralentit la cadence sur son électrification. Alors que le premier modèle électrique – un véhicule symbolique de luxe – arrivera au printemps 2026, le second modèle, censé incarner la nouvelle ère électrique de la marque, ne sera pas disponible avant 2028. Un retard dû à… l’absence de clients.

Demande en panne pour les sportives électriques

Selon Reuters, les riches amateurs de supercars ne sont pas encore prêts à basculer : la demande est jugée « zéro » pour ce type de véhicules électriques. Ferrari, qui avait espéré lancer ce produit fin 2026, décale sa sortie à 2028, voire 2029. Il s’agit d’un choix stratégique, non technique : les acheteurs privilégiant toujours le bruit et la sensation des moteurs thermiques.

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Temps gagné pour peaufiner la technologie

Ce délai offre à Ferrari un bonus précieux : le temps de perfectionner ses avancées internes en électronique, batteries et gestion thermique. Le premier modèle, dévoilé progressivement à partir d’automne 2025 avec livraison fin 2026, est surtout un « symbole », limité et très haut de gamme (tarifs > 500 000 $).

Le second visait un volume de 5 000 à 6 000 unités sur cinq ans – mais les conditions de marché ne le permettent pas aujourd’hui.

Tendance générale sur le segment luxe

Ferrari n’est pas un cas isolé. Lamborghini reporte son premier EV à 2029, Porsche revoit ses ambitions électriques suite aux ventes en deçà des espérances pour le Macan EV et le Taycan, et Maserati a annulé son projet de sportives électriques. Le marché haut de gamme montre une tolérance limitée à l’électrique, surtout quand les performances sonores et sensorielles sont sacrifiées.

Ferrari à l’écoute du marché avant de passer à la vitesse supérieure

Le constructeur italien présentera son nouveau plan à long terme en octobre 2025. Ce retard permet une entrée plus contrôlée dans l’ère EV : adapter les performances, allonger l’autonomie et préserver l’identité de la marque – moteur thermique vivant en bruit comme en feeling. Ferrari semble jouer la patience plutôt que l’à-quoi-bon précipité. Découvrez également notre article sur ce modèle Ferrari a vu sa valeur exploser de +152 % en 12 ans.

Conclusion

Le report du second modèle électrique Ferrari traduit une lecture lucide du marché : les clients de sportives haut de gamme veulent encore du rugissement sous le capot. En décalant sa sortie à 2028, Ferrari gagne du temps pour innover sans casser son ADN. À vos claviers : pensez-vous que les supercars électriques finiront par s’imposer ou resteront un marché de niche ?

Jacqueline