Xiaomi impose à ses clients de payer leur voiture électrique avant même la livraison. Une méthode controversée qui contredit ses promesses initiales et qui fait réagir la toile chinoise.

Une transition automobile qui se complique pour Xiaomi
En lançant ses premières voitures électriques, Xiaomi a fait sensation. Dès son arrivée sur le marché fin 2023, la SU7 a déclenché un raz-de-marée de commandes. Le SUV YU7 a poursuivi cette dynamique, enregistrant 200 000 précommandes en seulement trois minutes. Mais ce succès fulgurant a mis l’appareil industriel du constructeur sous tension. Désormais, une polémique entoure les conditions de paiement imposées aux clients, suscitant mécontentement et soupçons sur les véritables intentions de la marque.
Des clients sommés de payer l’intégralité avant livraison

Contrairement à ses promesses initiales, Xiaomi exigerait désormais que les acheteurs règlent la totalité du prix de leur voiture avant même qu’elle ne soit produite. Une clause mise en lumière par plusieurs clients chinois, qui ont reçu un ultimatum : payer le solde dans les 30 jours, ou voir leur commande suspendue, voire annulée sans remboursement de l’acompte. Cette démarche, relayée par Sina Tech, va à l’encontre du discours officiel de Xiaomi, qui assurait vouloir laisser le choix aux clients de payer après inspection.
Des pratiques contraires aux standards du marché
Alors que des marques comme Tesla, Nio ou BYD autorisent le paiement final à la livraison ou après vérification du véhicule, Xiaomi fait cavalier seul. Cette rigidité surprend et alimente la frustration. Le contrat signé par les clients mentionne certes un paiement dans les sept jours après avis, mais son application dans ce contexte semble précipitée. Xiaomi, qui ne s’est pas exprimé officiellement, apparaît en décalage avec les pratiques du secteur, au risque d’abîmer la confiance naissante de ses premiers clients automobiles.
Une stratégie pour freiner les commandes ?

Face à une production sous tension, Xiaomi pourrait chercher à filtrer ses commandes en imposant des règles strictes. En effet, avec plus de 400 000 commandes en attente, contraindre certains clients à payer rapidement peut en inciter d’autres à annuler, libérant ainsi des créneaux de production. Cette hypothèse alimente la théorie d’une gestion de crise maquillée. Mais pour une marque issue du monde tech, réputée pour sa proximité avec ses fans, cette approche passe mal, surtout en Chine où la concurrence est féroce. Découvrez notre article sur Xiaomi SU7 et YU7.
Une marque déjà secouée par d’autres polémiques
Ce n’est pas la première fois que Xiaomi est critiquée sur sa gestion automobile. Après un accident mortel impliquant une SU7 Ultra, la marque avait imposé un stage de conduite pour libérer les performances du véhicule. Une décision rapidement annulée face au tollé. Autre affaire gênante : le capot en carbone vendu comme élément de performance, qui s’est révélé purement esthétique. Xiaomi avait alors refusé tout remboursement. Cette succession d’erreurs entame la crédibilité du constructeur sur un marché qu’il découvre à peine.
Conclusion
En obligeant ses clients à payer avant la production, Xiaomi se heurte à une réalité bien plus complexe que le marché des smartphones. Sa politique alimente la polémique et ternit une image jusque-là dynamique et novatrice. La marque doit désormais clarifier sa stratégie, sous peine de perdre la bataille de la confiance dès les premières pages de son aventure automobile. Et vous, seriez-vous prêt à régler votre voiture sans l’avoir vue ? Donnez-nous votre avis en commentaire.

