GPL : pourquoi Dacia cartonne encore en 2026 alors que l’Europe l’a condamné

GPL : pourquoi Dacia cartonne encore en 2026 alors que l’Europe l’a condamné

Le GPL, carburant économique et fiscalement avantageux, propulse Renault et surtout Dacia au sommet des ventes en Europe. Mais ce succès a une date de péremption annoncée : 2030. Alors que la transition vers l’électrique s’accélère en Europe, le GPL vit peut-être ses dernières heures malgré un record de vente pour le groupe Renault.

Dacia Duster 4x4 vu de profil
@Dacia : Duster 4×4 vu de profil

Le GPL : une stratégie de transition payante

Avec plus de 310 000 véhicules GPL vendus en 2025, Renault et Dacia dominent un marché de niche devenu stratégique. Cette motorisation permet de réduire artificiellement les émissions de CO₂ moyennes de la flotte, un levier précieux à l’heure des objectifs européens. Chez Dacia, cette solution est d’autant plus pertinente qu’elle ne nécessite pas de gros investissements technologiques, contrairement à l’électrique ou à l’hybride.

Une motorisation vouée à disparaître

Malgré son succès, le GPL ne passera pas 2030. Frank Marotte, chef produits Dacia, l’a confirmé : cette motorisation ne pourra pas survivre aux nouvelles contraintes environnementales imposées par l’UE. D’ici là, l’électrique prendra progressivement le relais, avec notamment l’arrivée de la nouvelle citadine zéro émission et d’une probable Sandero électrique. En parallèle, le diesel a déjà disparu de l’offre Dacia, signe d’un tournant clair vers une gamme électrifiée.

Un outil fiscalement avantageux, mais limité

Dacia Duster 4x4 design intérieur
@Dacia : Duster 4×4 design intérieur

Le succès du GPL repose largement sur son traitement fiscal préférentiel. Son prix au litre est attractif, ses émissions homologuées sont faibles, et les restrictions de circulation en ZFE sont évitées. Toutefois, il nécessite un réservoir additionnel, et condamne la roue de secours. Une contrainte que certains marchés acceptent encore, mais qui limite sa viabilité à long terme, surtout face à la montée en puissance de l’électrique et du bioéthanol.

Une dépendance très marquée au GPL

Le groupe Renault représente près de 90 % des ventes de véhicules GPL en Europe, soit une position quasi-monopolistique. L’essentiel de ce volume est porté par la marque Dacia, notamment avec le Duster GPL et sa nouvelle version 4×4. Si l’Italie, la France, l’Espagne ou la Roumanie soutiennent encore cette énergie, la pression réglementaire européenne finira par la marginaliser, malgré une infrastructure de distribution bien implantée. Découvrez notre article sur le Dacia Bigster explose les compteurs : 100 000 exemplaires en un an, et ce n’est qu’un début.

Une disparition annoncée, mais pas immédiate

Dacia Duster 4x4 vue arrière
@Dacia : Duster 4×4 vue arrière

Dacia l’assume : le GPL est une solution transitoire. Il permet de maintenir une gamme abordable tout en restant dans les clous des seuils CO₂ européens actuels. Mais il n’est ni durable, ni exportable sur tous les marchés. Après 2030, il sera remplacé par des modèles hybrides ou 100 % électriques, plus compatibles avec la stratégie climatique de l’Union européenne et avec la demande croissante des consommateurs urbains. Pensez-vous que le GPL a encore un avenir au-delà de 2030 ? Partagez votre avis en commentaire !

Jacqueline