
Dacia accélère sa transition électrique : la marque du groupe Renault prévoit désormais quatre modèles 100 % électriques d’ici 2030 afin de rendre cette technologie plus accessible.
Longtemps concentrée sur un seul modèle électrique avec la Spring, Dacia prépare désormais une offensive bien plus large. Dans le cadre du plan stratégique « futuREady » du groupe Renault, la marque annonce l’arrivée de quatre véhicules électriques d’ici la fin de la décennie. Une stratégie ambitieuse pour un constructeur dont l’ADN repose sur des voitures simples et abordables.

Dacia veut démocratiser l’électrique d’ici 2030
Depuis 2021, la Dacia Spring représentait l’unique modèle électrique de la marque. Mais sa production en Chine lui a récemment fait perdre l’accès au bonus écologique en France, à cause des nouvelles règles liées à l’empreinte carbone.
Le groupe Renault veut désormais élargir fortement l’offre. L’objectif affiché est clair : d’ici 2030, deux tiers des ventes de Dacia devront être électrifiées, que ce soit avec des motorisations hybrides ou entièrement électriques.
Cette évolution marque un tournant pour Dacia, dont la clientèle reste très attentive au prix d’achat. Selon vous, la marque peut-elle réussir à proposer des voitures électriques vraiment accessibles ?
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Une petite citadine électrique attendue sous les 18 000 euros
Le premier modèle annoncé est aussi le plus concret. Dacia prépare une citadine électrique du segment A, qui partagera sa plateforme avec la future Renault Twingo électrique.
Produite en Europe, cette petite voiture devrait afficher un tarif de départ inférieur à 18 000 euros. Avec un éventuel bonus écologique, le prix pourrait même passer sous la barre des 15 000 euros pour les acheteurs.
Visuellement, la marque évoque une silhouette proche d’un mini-SUV, avec des lignes anguleuses destinées à la différencier de la Twingo. Une stratégie classique pour Dacia : utiliser une base commune tout en conservant une identité propre. Pensez-vous qu’une électrique à ce prix puisse séduire un large public ?
Une Sandero électrique dans les plans de la marque
Dacia prévoit également d’électrifier sa Sandero lors de sa prochaine génération. Ce modèle représente aujourd’hui un pilier de la marque, ce qui rend son passage à l’électrique particulièrement stratégique.
La concurrence commence déjà à se positionner sur ce créneau. La Citroën ë-C3, par exemple, a frappé fort avec un prix annoncé sous les 25 000 euros.
Pour Dacia, le défi sera de conserver un tarif compétitif. La Sandero thermique débute aujourd’hui sous les 15 000 euros, et une version électrique pourrait rapidement faire grimper la facture. La marque réussira-t-elle à préserver son image de voiture abordable ?
Un quatrième modèle encore mystérieux
Le quatrième véhicule électrique annoncé par Dacia reste pour l’instant assez flou. La marque n’a pas encore confirmé s’il s’agira d’une nouvelle génération de Spring, d’un SUV compact inédit ou d’un autre projet.
Une chose est toutefois déjà actée : le Duster ne fera pas partie de cette première vague de modèles électriques.
Le SUV vedette de la marque ne passera pas au 100 % électrique avant 2033. D’ici là, il continuera de miser sur des motorisations hybrides et GPL. Selon vous, Dacia devrait-elle accélérer l’électrification du Duster ou attendre que les coûts baissent ?
La stratégie de Dacia reste fidèle à sa philosophie : utiliser les technologies du groupe Renault pour proposer des voitures simples et moins chères que la concurrence.
Mais le contexte a changé. Les constructeurs chinois arrivent en Europe avec des modèles électriques agressifs sur les prix et parfois plus avancés technologiquement.
Dans ce nouveau paysage, la marque roumaine devra prouver qu’elle peut rester la référence du rapport prix-prestation, même à l’ère de la voiture électrique. Selon vous, Dacia peut-elle conserver son statut de champion du prix bas dans ce nouveau marché ?

