Le moteur chinois divise ses pertes thermiques par quatre à cinq et gagne jusqu’à 50 km d’autonomie au passage
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Le Quark 2.0 de GAC remplace l’acier au silicium de son stator par un alliage amorphe : les pertes thermiques chutent d’un facteur quatre à cinq, et l’autonomie gagne jusqu’à 50 km sur un cycle complet.
GAC vient de franchiser un cap que l’industrie n’avait jamais atteint en série. Son moteur Quark 2.0 affiche un rendement de pointe de 99,03 %, mesuré par le CAERI, l’organisme chinois officiel de certification automobile.
La clé tient dans un matériau : un ruban métallique de 0,025 millimètre d’épaisseur, cinq fois plus fin qu’un cheveu humain. Le groupe de Guangzhou l’a industrialisé avec l’Institut de Dongguan de l’Académie des Sciences chinoises. Le 28 octobre 2026, à Suzhou, les Science and Technology Awards de la China Society of Automotive Engineers ont décerné leur premier prix à cet ensemble de motorisation.
Un alliage amorphe pour diviser la perte fer par quatre à cinq
Dans un moteur électrique classique, le stator est en acier au silicium. Quand le champ magnétique varie vite, une partie de l’énergie partie en chaleur : c’est la perte fer.
Avec un alliage amorphe, appelé verre métallique, le métal chauffe moins et gaspille moins. Le passage de l’acier au silicium classique à l’alliage amorphe divise cette perte par quatre à cinq. GAC annonce une baisse de 50 % par rapport à l’acier au silicium ultra-fin utilisé jusqu’ici sur les moteurs haut de gamme chinois.
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