BYD, malgré de nouveaux records de ventes globales, réduit la production EV en Chine pour mieux gérer ses stocks et maintenir sa rentabilité.
Après avoir enregistré son meilleur mois de ventes NEV en mai, BYD décide pourtant de freiner sa production en Chine. Ce réajustement stratégique vise à maîtriser l’inventaire et à optimiser les coûts, face à une concurrence féroce et un marché déjà saturé.
Un record de ventes… mais un stock qui grimpe
BYD a vendu 382 476 voitures électriques et hybrides rechargeables en mai, son plus beau score de 2025. Sur cinq mois, ses ventes de NEV ont bondi de 39 %, soit 1,76 million d’unités.
Pourtant, ces succès masquent une réalité différente : les stocks s’accumulent dans les concessions chinoises, avec certaines entrepôts remplis au-delà du raisonnable.

Réduction de cadence : pourquoi maintenant ?
D’après Reuters, BYD aurait mis fin aux équipes de nuit et diminué la production d’au moins un tiers dans quatre usines.
L’objectif ? Réduire les frais d’exploitation et redonner un peu de souffle à une production qui tourne trop vite par rapport à la demande.
Des prix cassés pour relancer les ventes
Le 23 mai, BYD a baissé les prix de 22 modèles jusqu’à 34 %. Une manœuvre radicale pour stimuler la demande.
Mais la réalité montre que cette baisse n’a pas suffi à absorber l’excès de stock. Ainsi, l’ajustement de cadence s’est imposé comme une réponse nécessaire et pragmatique.
Objectif 5,5 millions d’unités, le regard tourné vers l’international
Le constructeur vise 5,5 millions de ventes en 2025—un bond de près de 30 % par rapport à 2024.
C’est d’ailleurs à l’étranger que BYD mise pour compenser. En mai, ses ventes hors de Chine ont atteint plus de 89 000 unités, portées par la Seagull/Dolphin Surf, désormais disponible en Europe dès ~25 000 $.
Une offensive mondiale inédite
Avec l’arrivée du Dolphin Surf sur le segment A/B à ~18 650 £ au Royaume-Uni, BYD intensifie sa présence.
Grâce à ses nouvelles usines en Hongrie et en Turquie, sa capacité de production européenne cumulée dépassera les 500 000 unités à terme.
Dans ce contexte, le recentrage sur un rythme de production plus soutenable en Chine permet aussi à BYD de rassembler ses ressources pour l’innovation : véhicules à batterie semi‑solide, technologies de conduite autonome et infrastructures de recharge évoluent plus vite que jamais. Cette stratégie duale — adapter la production locale et accélérer l’international — pourrait redéfinir la hiérarchie mondiale des constructeurs EV.
Conclusion
BYD adapte finement sa stratégie : réduire la cadence en Chine pour restaurer l’équilibre offre-demande, tout en propulsant une croissance internationale ambitieuse. Selon vous, cette stratégie tactique est-elle la bonne ? Laissez un commentaire pour en débattre.

