BYD, MG, Xpeng… les vrais chiffres de l’échec chinois en France

BYD, MG, Xpeng… les vrais chiffres de l’échec chinois en France

Longtemps redoutée, l’arrivée massive des voitures électriques chinoises en France n’a finalement pas eu lieu. En 2025, les chiffres montrent un marché bien plus contenu que prévu, loin du scénario d’invasion annoncé.Depuis deux ans, la France était présentée comme une cible prioritaire pour les constructeurs chinois de voitures électriques. Prix agressifs, montée en gamme rapide et réseaux en construction faisaient craindre un bouleversement du marché. Pourtant, en 2025, la réalité est bien différente. Malgré l’arrivée de nouveaux acteurs, les volumes restent limités.

MG4 électrique design extérieur
@MG Motors : MG4 électrique design extérieur

Une montée en volume qui reste limitée

Les voitures chinoises ont progressé en France avec 54 941 immatriculations en 2025, contre 31 045 en 2024. Mais leur part de marché globale reste modeste : 3,4 % du marché total, et 5,7 % pour les modèles 100 % électriques. Cette part est inférieure à celle de pays voisins. Malgré l’arrivée de constructeurs comme BYD, XPeng, Leapmotor, Skyworth, Aiways ou Seres, le marché français résiste mieux que prévu à cette poussée étrangère.

MG : des volumes mais un recul sur l’électrique

MG4 électrique
@MG : 4 électrique

MG reste la marque chinoise la plus présente, avec 33 729 véhicules immatriculés. Mais son succès repose désormais sur l’hybride et le thermique, pas sur l’électrique. La MG4, autrefois star des ventes, s’effondre de 69 % en 2025. Même les nouveaux modèles électriques peinent à convaincre. Le Cyberster ou le S5 EV n’ont pas compensé cette chute. Sans bonus écologique, MG peine à attirer les particuliers comme en 2023, malgré des baisses de prix.

BYD : forte croissance mais peu de percée dans l’électrique

BYD Sealion 5 DM-i
BYD Sealion 5 DM-i

BYD double ses volumes et affiche une forte croissance avec 13 533 véhicules, dont 7 423 électriques. Toutefois, le modèle le plus vendu, le Seal U DM-i, est un hybride rechargeable. Les modèles 100 % électriques comme le Sealion 7, la Seal ou la Dolphin Surf font des scores moyens, souvent soutenus par des flottes professionnelles. Malgré une stratégie agressive, BYD n’a pas encore réussi à s’imposer comme un acteur grand public sur l’électrique.

Leapmotor et XPeng : percée discrète mais prometteuse

Xpeng G6 design extérieur
@Xpeng : G6 design extérieur

Leapmotor progresse fortement grâce à sa citadine T03, avec 3 046 électriques vendues. L’appui de Stellantis lui donne une vraie chance en France. De son côté, XPeng réussit avec peu de moyens : 3 313 immatriculations, surtout pour le G6, un SUV bien placé en prix. Ces marques misent sur des modèles compacts ou premium à prix agressifs. Leur croissance en 2025 est notable, mais encore loin des volumes nécessaires pour inquiéter les constructeurs européens.

Skyworth, Aiways, Seres : visibilité quasi nulle

Avec 639 véhicules immatriculés, Skyworth surprend. Aucun particulier n’a acheté ces voitures : elles sont immatriculées par des sociétés, des concessions ou des loueurs. Malgré un lancement au Mondial de Paris 2024, la marque reste invisible sur les routes. Aiways (93 unités) et Seres (66 unités) sont en fin de course, sans perspectives claires. Ces exemples montrent que la simple présence en France ne garantit aucun succès, même en proposant des voitures 100 % électriques.

Nouvelles ambitions : Jaecoo, Omoda, Zeekr, Geely

ZEEKR 007 design extérieur vu de profil
@ZEEKR : 007 design extérieur vu de profil

Chery arrive en 2026 avec ses marques Jaecoo et Omoda, espérant mieux réussir que ses prédécesseurs. Geely prépare aussi l’arrivée de sa propre marque, en plus de Zeekr, son label premium. Le groupe GAC annonce vouloir se lancer, mais sans calendrier défini. Quant à Nio (via la marque Firefly), l’entrée sur le marché français semble repoussée. Ces marques devront composer avec une réglementation sévère, des consommateurs prudents et l’absence d’aides publiques.

Conclusion

En 2025, la France a contenu l’essor des voitures électriques chinoises sans interdire leur arrivée. Grâce à un cadre fiscal précis et des incitations orientées vers la production locale, elle a évité le raz-de-marée. Pensez-vous que cette stratégie est durable face à l’accélération des nouveaux entrants ? Partagez votre avis en commentaire et échangez avec la communauté sur l’avenir du marché électrique.

Jacqueline