Citroën électrise sa gamme utilitaire : ë-Berlingo Van, ë-Jumpy et ë-Jumper, un tournant majeur pour le VUL

Citroën électrise sa gamme utilitaire : ë-Berlingo Van, ë-Jumpy et ë-Jumper, un tournant majeur pour le VUL

Citroën complète sa gamme utilitaire électrique avec trois fourgons, ë-Berlingo Van, ë-Jumpy et ë-Jumper, pour couvrir l’intégralité du marché VUL et répondre à une pression réglementaire qui ne laisse plus le temps d’attendre.

La gamme utilitaire électrique de Citroën s’étend de 18 025 € HT (ë-C3 Société VAN) à 56 400 € HT (ë-Jumper), soit quatre segments couverts par une seule marque. Pour les gestionnaires de flotte, l’urgence est chiffrée : la taxe annuelle incitative (TAI) punit de 4 000 € par véhicule manquant les entreprises qui n’atteignent pas les paliers fixés par la loi d’orientation des mobilités (LOM), et 65 % des flottes françaises n’y étaient pas encore en 2026 (François Pinault, Wallbox, mars 2026).

Citroën ë-Berlingo Van
@Citroën : ë-Berlingo Van

Trois fourgons électriques pour trois besoins : les spécifications complètes

Citroën ne lance pas trois déclinaisons d’un même véhicule. Ce sont trois réponses à trois métiers différents.

L’ë-Berlingo Van s’adresse aux artisans et petites flottes urbaines. Sa batterie de 50 kWh lui confère 337 km d’autonomie WLTP. La charge utile atteint 800 kg. La recharge en courant continu (DC) passe de 0 à 80 % en 30 minutes sur une borne 100 kW. Prix catalogue : 34 500 € HT (Citroën, mai 2026).

L’ë-Jumpy monte d’un cran. Deux configurations de batterie sont disponibles : 49 kWh pour 223 km WLTP, ou 75 kWh pour 352 km WLTP. La charge utile varie de 1 000 à 1 275 kg selon la version. La recharge DC 0-80 % s’effectue en 31 à 35 minutes. Prix d’entrée : 40 500 € HT (Citroën, mai 2026). La garantie batterie est fixée à 8 ans ou 160 000 km, un argument fort pour les flottes qui calculent le coût total de possession sur la durée.

Citroën ë-Jumpy
@Citroën : ë-Jumpy

L’ë-Jumper est le grand format. Batterie de 110 kWh, autonomie jusqu’à 424 km WLTP, moteur de 270 ch. Le volume de chargement s’étend de 13 à 17 m³ selon la carrosserie. La recharge DC 0-80 % demande 55 minutes. Prix catalogue : 56 400 € HT (Citroën, mai 2026). C’est le premier grand fourgon électrique de la gamme Citroën, celui qui ouvre le marché des tournées longue distance et de la logistique lourde.

De 34 500 € à 56 400 € HT, Citroën couvre l’intégralité du spectre utilitaire électrique (Citroën, mai 2026). Cette cohérence de gamme s’inscrit dans la stratégie Stellantis Pro One, qui aligne les loyers de ses VUL électriques sur le diesel à partir de 129 €/mois jusqu’à fin juin 2026, un argument construit pour lever le frein psychologique du surcoût à l’achat.

Mais ces chiffres ne suffisent pas à expliquer pourquoi Citroën lance ces trois modèles maintenant, en même temps, avec cette urgence. La réponse est réglementaire.

La pression réglementaire qui force l’électrification : TAI, LOM et ZFE

Ce n’est pas la demande qui tire le marché. C’est la loi qui pousse les flottes.

82 % des entreprises françaises sont déjà engagées dans le verdissement de leur flotte, contre 42 % de moyenne européenne. L’intention est là. Mais l’acte d’achat ne suit pas : seulement 11 % des entreprises ont effectivement électrifié leurs VUL en 2026, avec une projection à 15 % dans trois ans (Arval Mobility Observatory, mars 2026). L’écart entre engagement déclaré et passage à l’acte est massif.

Ce décalage a un coût. La loi d’orientation des mobilités impose des paliers progressifs d’électrification aux flottes de plus de 100 véhicules. Les entreprises qui n’atteignent pas ces seuils s’exposent à la taxe annuelle incitative : 4 000 € par véhicule manquant. En 2026, 65 % des flottes n’avaient pas atteint ces paliers. La facture peut rapidement dépasser le surcoût d’achat d’un VUL électrique.

Marc Jaubert, Manager chez Cristal Décisions, résume l’effet de la TAI sans détour : « Sans la TAI, le 100 % électrique serait encore relégué au second plan dans les stratégies d’électrification ». La contrainte réglementaire fait ce que la conviction seule ne faisait pas.

Les zones à faibles émissions (ZFE) ajoutent une pression supplémentaire. Les véhicules thermiques perdent progressivement l’accès aux centres-villes. Pour les flottes de livraison urbaine, l’électrification n’est plus une option stratégique. C’est une condition d’exploitation.

Face à cette pression, Citroën ne se contente pas de lancer des produits : la marque facilite aussi l’accès financier et opérationnel à l’électrique pour les professionnels.

Comment Citroën facilite le passage à l’électrique : primes CEE et recharge programmée

Sur la ë-C3 Société VAN, Citroën reverse intégralement la prime CEE aux professionnels, soit jusqu’à 4 515 € par véhicule (Citroën, avril 2025). Ce n’est pas un rabais commercial déguisé. C’est un mécanisme de financement public que Citroën prend en charge administrativement, via un partenariat avec CertiNergy & Solutions (Engie). Le professionnel touche la prime sans gérer le dossier.

Les CEE existent depuis des années, mais leur complexité administrative décourage les PME. En prenant en charge le dossier, Citroën transforme une aide théorique en gain immédiat.

Citroën ë-Jumper
@Citroën : ë-Jumper

Sur le plan opérationnel, l’application My Citroën permet de programmer la recharge à distance. Concrètement : recharge en heures creuses, facture énergétique réduite, véhicule disponible le matin. Pour une flotte de livraison, c’est un levier de gestion quotidien, pas un gadget.

La garantie batterie de 8 ans ou 160 000 km sur l’ë-Jumpy répond à l’autre grande objection des acheteurs flotte : la valeur résiduelle. Une batterie garantie sur la durée d’un cycle de flotte standard sécurise le calcul de TCO.

Édouard George, directeur de Citroën France, résumait la politique de la marque envers les professionnels lors du lancement de la ë-C3 Société VAN : « En prenant en charge les démarches CEE et en reversant directement la prime, nous facilitons concrètement leur passage à l’électrique. ». La logique est la même pour les trois fourgons lancés en 2026.

Citroën ne lance pas trois fourgons électriques par hasard. La marque répond à une urgence réglementaire et commerciale que 65 % des flottes ne peuvent plus ignorer.

Avec une gamme complète de 18 025 € à 56 400 € HT et un accompagnement financier concret, primes CEE reversées, loyers alignés sur le diesel, garantie batterie longue durée, Citroën positionne l’électrique comme la seule option viable pour les professionnels en 2026. Découvrez notre article sur la Citroen ë-SpaceTourer : le van familial électrique par excellence.

Votre flotte est-elle dans les 11 % qui ont électrifié leurs VUL, ou dans les 65 % qui s’exposent à 4 000 € de TAI par véhicule manquant ?

Jacqueline