Étonnamment absente de nos routes, la Volkswagen ID.7 s’impose pourtant dans le top 5 européen des ventes électriques. Alors que la grande berline et sa déclinaison break n’ont séduit que quelques centaines de clients français, elles séduisent largement ailleurs sur le continent. Entre différences culturelles, prix jugés élevés et gabarit peu adapté, la situation illustre parfaitement le contraste entre l’accueil réservé aux berlines haut de gamme en France et dans le reste de l’Europe.

Une progression spectaculaire dans les ventes européennes
Lancée dans l’indifférence fin 2023, la Volkswagen ID.7 réalise un démarrage canon en 2025. Sur les six premiers mois, elle s’est écoulée à 38 113 exemplaires en Europe, soit une croissance vertigineuse de 573 % selon Jato. Mieux, elle se hisse à la 4ᵉ place des électriques les plus vendues, derrière le Tesla Model Y, le Model 3 et l’ID.4. Une performance d’autant plus étonnante que ce modèle semblait condamné par son positionnement élitiste et son format imposant.
Une diffusion confidentielle en France malgré les remises

En France, l’histoire est tout autre : seulement 361 immatriculations au premier semestre 2025, malgré une hausse en pourcentage. Les remises pouvant dépasser 10 000 € n’ont pas suffi à convaincre face à une Tesla Model 3 huit fois plus diffusée. Plusieurs explications émergent : le prix reste supérieur à celui de sa rivale américaine, l’ID.7 souffre d’un gabarit proche de 5 mètres peu en phase avec les goûts français, et elle apparaît moins attractive sur un marché très tourné vers les SUV compacts.
Un accueil bien différent chez nos voisins allemands

L’ID.7 rencontre en revanche un franc succès en Allemagne, son marché domestique. Plus de 18 000 exemplaires ont été écoulés en six mois, soit près de la moitié du total européen. Le pays reste attaché aux grandes berlines et aux breaks, comme le prouvent les ventes de la Passat, de l’Audi A6 ou encore de la BMW Série 5. L’élection de l’ID.7 comme meilleure voiture de l’année 2024 par l’ADAC a également boosté sa notoriété. En revanche, Volkswagen a abandonné son lancement aux États-Unis.
Conclusion
La Volkswagen ID.7 illustre parfaitement les disparités européennes : succès éclatant en Allemagne et en Europe, mais échec cuisant en France. Entre gabarit imposant, tarif élevé et préférence nationale pour les SUV, la berline peine à trouver son public hexagonal. Pourtant, son positionnement technologique et son autonomie pourraient séduire davantage si les mentalités évoluaient.
Pensez-vous que la France finira par redonner une place aux grandes berlines électriques, ou les SUV resteront-ils rois ? Partagez votre avis en commentaire !

