Ferrari, Lamborghini, Maserati reportent leurs projets… Pourquoi les riches tournent le dos aux voitures électriques de luxe

Les marques de luxe reportent leurs projets électriques : Ferrari, Maserati, Lamborghini repoussent leurs modèles EV, tandis que Mercedes reconnaît l’échec du G-Class électrique. Le segment des voitures électriques haut de gamme traverse une phase critique. Ferrari reporte son second modèle EV, Maserati et Lamborghini reculent, et Mercedes qualifie son Mercedes G580 EQ de « flop total ». L’émotion mécanique et la demande semblent encore privilégier les moteurs thermiques.

Ferrari reporte son second modèle EV

Ferrari F80 électrique

Ferrari décalle la sortie de son second modèle 100 % électrique au moins 2028, évoquant un manque d’intérêt des clients pour les supercars électriques. Après un premier modèle « symbole » prévu pour octobre 2026 à plus de 500 000 €, la marque souhaite peaufiner la technologie avant une vraie montée en gamme. Retrouvez notre article sur ce modèle Ferrari a vu sa valeur exploser de +152 % en 12 ans.

Italie : Maserati et Lamborghini reculent aussi

Dans la même lignée, Maserati a annulé son projet de version électrique de la MC20 et Lamborghini repousse son premier EV à 2029, car « le marché n’est pas prêt». L’audace électrique de ces marques se heurte à une réalité commerciale : la demande est encore trop faible pour justifier le passage au 100 % EV.

Mercedes G580 EQ : « échec total » selon un cadre

Mercedes G580 EQ
@Mercedes : G580 EQ

Le G580 EQ, version électrique du mythique Classe G, n’a séduit que 1 450 clients en Europe jusqu’en avril 2025, contre 9 700 exemplaires pour la version thermique. Classé par un cadre comme un « échec complet », ce SUV de luxe électrique doit faire face à un désintérêt marqué malgré un prix très élevé et un style iconique inchangé. Découvrez notre article sur la Mercedes EQS SUV 2025.

Explication : émotion vs rationalité

Pour les acheteurs de véhicules premium, le charme des moteurs V8, V12 ou le sa signature des marques restent clés. Malgré des performances supérieures, les voitures électriques peinent à offrir la même expérience sensorielle. L’autonomie limitée et les infrastructures de recharge encore perfectibles deviennent des facteurs rédhibitoires pour cette clientèle aisée.

Repenser la stratégie EV de luxe

Les enseignements sont clairs : les grandes marques de prestige doivent repenser leur approche. Le premier modèle EV symbolique peut faire office de vitrine, mais le marché exige probablement des EV hybrides ou micro‑EV, moins distracteurs et mieux acceptés. Ferrari se concentre sur la technologie, Mercedes envisage un « Little G » hybride pour 2027.

Conclusion

Le segment des voitures électriques de luxe traverse un virage incertain. Entre reports, flops et remise à plat stratégique, les clients montrent qu’ils veulent encore royalement leur petarade thermique. Pour celles et ceux qui privilégient l’émotion automobile, la transition vers l’électrique est, elle, encore en cours de conquête. Partagez votre avis : peut-on aimer les bolides sans leur moteur à explosion ?

Jacqueline