La Kia K4 arrive en France sans diesel ni essence non hybridée, un pari 100 % hybride que peu de compactes osent encore
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Kia remplace la Ceed par la K4 et impose en France une gamme 100 % hybride : pas de diesel, pas d’essence non hybridée, seulement deux motorisations électrifiées.
Dévoilée au Mondial de l’auto de Paris, la K4 prend la suite de la Ceed au catalogue de la marque coréenne. Produite au Mexique, elle est déjà commercialisée chez la plupart de nos voisins européens, et son arrivée en France est attendue à la fin de l’année.
La K4 est une grande berline compacte de 4,44 m, des dimensions proches de celles de l’EV4, son équivalent 100 % électrique. À titre de comparaison, une Peugeot 308 mesure 4,37 m. Kia, constructeur sud-coréen fondé en 1944, affiche ici une carte nette : en France, la compacte ne sera proposée qu’en hybride.

Une gamme française exclusivement hybride
En France, la K4 se passera totalement de diesel et d’essence non hybridée. Le catalogue repose sur deux motorisations électrifiées.
L’entrée de gamme reçoit un hybride léger 48 V, le 1.0 T-GDI de 115 ch, disponible en boîte manuelle ou automatique. Au-dessus, la berline adopte un hybride complet : le 4-cylindres 1.6 GDI de 154 ch, la motorisation déjà étrennée par le Seltos.
Voilà le pari de Kia : même le premier prix est électrifié. Là où la plupart des compactes gardent une essence classique en entrée de gamme, la K4 fait le choix inverse.
Un choix rare face aux compactes établies
La K4 se place au cœur du segment, aux côtés de la Toyota Corolla 1.8 de 140 ch, de la Honda Civic et de la nouvelle Golf hybride.
Dans la catégorie, seules quelques berlines, surtout japonaises, jouent le tout-hybride : la Corolla et la Civic. Les européennes, de la Golf à la 308, conservent des blocs essence classiques et, pour certaines, un diesel. Kia fait le pari inverse.

Ailleurs en Europe, la K4 roule aussi avec un 1.6 turbo essence de 180 ch, notamment en carrosserie break. Cette motorisation n’est pas prévue en France, qui se concentre sur l’hybride.
Ce que la K4 change par rapport à la Ceed
La K4 reprend les codes stylistiques de la marque : signatures lumineuses, facettes sur les portes latérales, design affirmé. La poignée arrière est dissimulée pour accentuer l’allure de break de chasse, surtout de profil.
L’habitacle se veut spacieux, avec un espace arrière généreux et un coffre de 438 litres, complété par un logement pour roue de secours sous le plancher. La planche de bord associe un combiné de 12,3 pouces, un écran tactile de même taille et un écran de 5,3 pouces dédié à la climatisation, avec Apple CarPlay.

Un détail propre aux versions françaises : la boîte automatique abandonne le levier à l’ancienne pour un sélecteur rotatif, comme sur l’actuel Niro.
En écartant diesel et essence non hybridée, Kia aligne la K4 sur une trajectoire claire : viser les automobilistes qui veulent rouler électrifié sans passer au tout-électrique. Le positionnement est net, et les rivales sont déjà bien installées en face.
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