Le Cybercab reprend le flambeau du Cybertruck, « la plate-forme de développement technologique incroyable » de Tesla
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Tesla renvoie progressivement la page du Cybertruck à Austin pour faire du Cybercab, son robotaxi, la nouvelle priorité industrielle du groupe.
L’annonce est signée Elon Musk, vendredi 6 novembre, sur X. Le patron de Tesla a confirmé que la production du pick-up futuriste serait réduite « vers le milieu de l’année prochaine » à la Gigafactory Texas, pour laisser monter en cadence le Cybercab.
Rien n’indique pour l’instant un arrêt total : Musk n’a pas dit si le Cybertruck serait définitivement abandonné, ni s’il partirait vers une autre usine, en Allemagne ou en Chine. Mais le signal industriel est limpide, Tesla bascule ses lignes d’Austin vers le robotaxi.
La fin progressive d’un pari de 2023
« Tesla va réduire progressivement la production du Cybertruck à Gigafactory Texas vers le milieu de l’année prochaine pour faire la place à la hausse de la production du Cybercab », a écrit Elon Musk sur X. La décision acte la sortie d’un modèle présenté en grande pompe en décembre 2023 au siège du groupe à Austin.

À l’époque, Musk promettait un véhicule hors norme : « C’est mieux qu’un pick-up et mieux qu’une voiture de sport, réunis en un. » Il prévoyait 250 000 exemplaires par an en 2025, sur un carnet de commandes dépassant le million. Mais Tesla n’a jamais publié de chiffres de production ni de vente pour le Cybertruck.
Face au commentaire d’un internaute évoquant la « fin d’une époque », Musk a répondu par l’affirmatif, tout en tempérant : « la flotte du Cybertruck va être là pendant longtemps. »
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Le Cybercab récupère le flambeau
Wes Morrill, ingénieur en chef du Cybertruck, a résumé la filiation vendredi : « Le Cybertruck a été une plate-forme de développement technologique incroyable et vit à travers le Cybercab. » Il a remercié les équipes qui ont « contribué à faire en sorte que l’avenir ressemble à l’avenir ».
Le Cybercab est avant tout un véhicule conçu uniquement pour le robotaxi, lancé début septembre dans les rues d’Austin et mis à disposition depuis peu à Dallas. Coupé à la carrosserie dorée, portières papillon, coffre capable d’avaler deux valises de soute et deux valises cabine, il transporte deux personnes.
Ce basculement prolonge les paris frontière de Musk : en 2008, la Falcon 1 de SpaceX devenait la première fusée à combustible liquide développée par un projet privé pour atteindre l’orbite. Il applique la même méthode à la conduite autonome, avec le robotaxi comme nouveau pari.
Sans volant ni pédales, déjà scruté par la NHTSA
Le Cybercab assume un parti radical : pas de volant, pas de pédales, pas de rétroviseurs. Cette épure a conduit la NHTSA, l’agence fédérale de sécurité routière américaine, à ouvrir une enquête pour vérifier la conformité du véhicule aux normes.
Cet impératif répond également à des ventes décevantes et à des obstacles réglementaires liés à la conception du pick-up, comme la relève Business AM. Le Cybertruck réalise ainsi un cycle de production de quatre ans, lancé en 2023 après plusieurs années de retard. Le robotaxi devient la réponse de Tesla à un modèle qui n’a jamais trouvé son rythme de croisière.
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Conclusion
La rétrogradation progressive du Cybertruck au profit du Cybercab illustre la vitesse à laquelle Tesla redéfinit ses priorités industrielles face aux réalités du marché. En basculant ses capacités de production d’Austin vers son taxi autonome, le constructeur américain referme le dossier d’un pari esthétique et technique qui n’aura jamais trouvé son rythme de croisière. Pensez-vous que l’absence totale de volant et de pédales sur les véhicules de série devienne la norme industrielle d’ici la fin de la décennie ?
