Le constructeur chinois Leapmotor affiche une croissance fulgurante. Dopé par des résultats record en 2025, il se projette vers le cap du million de voitures dès 2026. En parallèle, la marque s’ouvre à l’Europe et renforce ses alliances, notamment avec Stellantis et le groupe FAW. En seulement dix ans, Leapmotor s’est imposé comme l’un des acteurs montants de la voiture électrique. Avec près de 600 000 ventes prévues en 2025, le constructeur chinois prépare une offensive mondiale, soutenue par un partenariat stratégique avec Stellantis.

Objectif 2026 : franchir le million de véhicules
En 2024, Leapmotor avait livré 293 724 unités. En 2025, ce chiffre devrait doubler, un exploit pour une marque fondée en 2015. Son PDG, Zhu Jiangming, vise le million de ventes dès 2026, avec en ligne de mire une ambition encore plus audacieuse : 4 millions de véhicules par an d’ici 2035. Le constructeur s’appuie sur un modèle économique agile, des coûts contenus et une gamme en pleine expansion.
Lancement du SUV A10 pour le marché européen
Pour s’imposer en Europe, Leapmotor mise sur des modèles compacts et accessibles. Après la berline B05, c’est le SUV A10 qui fera ses débuts au salon de Bruxelles début 2026. Ce petit SUV électrique veut concurrencer des modèles comme le Renault Scenic E-Tech ou la MG ZS EV, tout en s’appuyant sur le réseau et le soutien industriel de Stellantis, qui supervise l’implantation de la marque hors de Chine.
En Chine, l’offensive se joue sur les segments familiaux

Sur son marché domestique, Leapmotor monte en gamme avec des modèles D et E, plus spacieux et hautement technologiques. Le nouveau SUV D19 et le monospace D99 proposent tous deux des versions 100 % électriques ou à prolongateur d’autonomie. Le D99, équipé d’une batterie hybride CATL de 115 kWh, devient l’un des véhicules familiaux les plus ambitieux du marché chinois, avec une architecture 1000 V pour une recharge ultra-rapide.
Des technologies avancées, mais peu d’espoir pour l’Europe
Le monospace D99, malgré ses atouts techniques (grande autonomie, puissance de charge, confort haut de gamme), ne devrait pas arriver en Europe, jugé trop imposant. Même constat pour le D19, davantage pensé pour les familles chinoises en quête de luxe accessible. L’objectif reste de proposer en Europe des modèles plus compacts, conçus pour s’adapter aux infrastructures locales et à la réglementation plus stricte.
Accord stratégique avec FAW, Stellantis reste aux commandes

En fin d’année, Leapmotor a conclu un accord majeur avec FAW, géant public chinois de l’automobile. Ce partenariat donnera naissance à un modèle Hongqi utilisant la technologie Leapmotor dès 2026. FAW a aussi acquis 5 % du capital de Leapmotor pour 453 millions d’euros. Malgré la dilution de sa participation, Stellantis conserve le contrôle de Leapmotor International (51 %), l’entité chargée du développement hors de Chine.
Conclusion
Leapmotor change de dimension : soutenue par des alliances solides, une gamme en pleine expansion et un rythme de croissance effréné, la marque s’installe dans le paysage mondial de la voiture électrique. La vraie question reste : Leapmotor saura-t-elle conquérir le cœur des conducteurs européens ? Vos avis nous intéressent : que pensez-vous de l’arrivée de cette nouvelle marque chinoise ? Pourriez-vous rouler en Leapmotor demain ? Réagissez en commentaire et partagez l’article autour de vous.

