L’électrique à autonomie étendue, pire cauchemar de l’hybride rechargeable, c’est ce que développe Stellantis

L’électrique à autonomie étendue, pire cauchemar de l’hybride rechargeable, c'est ce que développe Stellantis

La technologie du prolongateur d’autonomie (REEV), portée par les constructeurs chinois, fait son retour et pourrait remettre en cause la suprématie des hybrides classiques. Après avoir marqué un temps d’arrêt, le REEV revient en force grâce à des innovations chinoises. Ce concept, qui associe une batterie modérée à un moteur thermique ne servant qu’à recharger, pourrait devenir la solution idéale pour réconcilier autonomie et prix raisonnable, tout en évitant les contraintes de recharge. Une alternative de plus en plus sérieuse face aux hybrides rechargeable et électrique.

C10 REEV
@Leapmotor : C10 REEV

Comment fonctionne le REEV ?

Le REEV, ou Range Extended Electric Vehicle, fonctionne comme une voiture électrique assurée par un moteur thermique, mais sans transmission mécanique aux roues. Cette technologie offre une autonomie potentielle de plus de 1 000 km, combinant batterie compacte et générateur thermique. Elle rassure les conducteurs sans multiplieur la taille de la batterie ni les coûts, tout en garantissant une alternative efficace dans les zones peu électrifiées. Retrouvez notre article sur 970 km sans stress : ce SUV électrique Stellantis bouscule le marché à moins de 38 000 €.

La vague chinoise en marche

De nombreux groupes chinois intègrent ce système à leur offre. Leapmotor (groupe Stellantis) a lancé en avril la C10 REEV (970 km d’autonomie) à partir de 35 590 €. De son côté, Volkswagen, Hyundai, Ford et Stellantis préparent des modèles similaires. En Chine, ce segment capte déjà plus de 10 % des ventes « nouvelles énergies », confirmant l’intérêt croissant pour cette solution hybride revisitée.

Atouts du REEV par rapport aux hybrides classiques

C10 REEV design extérieur
@Leapmotor : C10 REEV design extérieur

Face à un PHEV, le REEV mise sur une batterie plus légère, donc moins coûteuse, tout en offrant une vraie autonomie électrique. Son groupe thermique ne conduisant pas les roues, il allie simplicité technique et efficience. Il rassure l’utilisateur tout en abaissant les prix. En revanche, son rendement reste inférieur à celui d’une BEV pure, et il nécessite une conduite maitrisée pour optimiser les performances. Découvrez aussi notre article sur Kia dévoile l’EV4 en France.

Réglementation et obstacles en France

Le principal frein du REEV en France est réglementaire. Bien que considéré comme véhicule électrique en Europe, il est assimilé à un PHEV en France, et donc frappé par le malus sur le poids (+2 390 € pour la C10 REEV). Les constructeurs investissent donc pour influer l’attribution d’un statut plus favorable, mais jusqu’en 2035, le REEV reste dans une zone grise réglementaire.

Conclusion

Le prolongateur d’autonomie est en passe de devenir une alternative réelle aux hybrides et aux électriques, offrant autonomie, prix et simplicité. Pourtant, il reste freiné par la réglementation et son efficience réduite. Reste à voir si les constructeurs réussiront à défendre son statut et à convaincre les conducteurs.
Et vous, seriez-vous prêt à franchir le pas vers un REEV ? Dites-le en commentaire !

Jacqueline