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L’ID. Buzz aurait pu recevoir un prolongateur d’autonomie, mais Volkswagen a finalement abandonné l’idée

Par GillesMis à jour le 1 août 2026
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Volkswagen a bien regardé la piste d’un ID. Buzz avec prolongateur d’autonomie, mais le van électrique n’était tout simplement pas conçu pour recevoir un moteur thermique en renfort.

L’idée peut surprendre, mais elle répond à un vrai problème : l’autonomie reste un frein pour une partie des acheteurs d’utilitaires électriques et de vans familiaux. Sur un modèle comme l’ID. Buzz, pensé pour les trajets du quotidien mais aussi pour les longs départs, la tentation d’ajouter un petit moteur thermique uniquement chargé de produire de l’électricité avait donc une logique.

Volkswagen Véhicules Utilitaires a étudié cette option. Stefan Mecha, directeur général de la division, a reconnu que ses équipes s’étaient posées la question. Sa conclusion est nette : l’ID. Buzz restera un véhicule électrique, sans prolongateur thermique.

Pourquoi Volkswagen a envisagé un ID. Buzz avec moteur thermique

Le raisonnement de départ était simple. Un prolongateur d’autonomie aurait pu rassurer les conducteurs qui aiment le concept du combi électrique, mais qui réduit les longs trajets, les pauses de recharge ou les usages professionnels imprévus.

Volkswagen ID.Buzz vue de profil
@Volkswagen : ID.Buzz vue de profil

Ce sujet est encore plus sensible en Amérique du Nord. Les distances y sont souvent plus longues, les usages plus variés, et l’ID. Buzz n’y semble pas avoir rencontré l’accueil espéré par Volkswagen. Le constructeur visait un niveau de ventes bien plus ambitieux aux États-Unis, avec des objectifs initiaux supérieurs à 40 000 unités annuelles.

En Europe, la trajectoire semble plus solide. Volkswagen aurait dépassé près de 60 700 exemplaires de l’ID. Buzz en 2025, environ deux fois plus qu’en 2024. Mais ce succès relatif ne règle pas tout : un van électrique reste jugé sur sa capacité à transporter du monde, du matériel, et à partir de loin sans transformateur chaque étape en calcul d’autonomie.

Cas concret : pour une famille qui part en vacances avec vélos, bagages et autoroute au programme, ou pour un artisan qui enchaîne plusieurs interventions hors de sa zone habituelle, un prolongateur d’autonomie aurait pu agir comme une sécurité psychologique. Pas nécessairement pour rouler tous les jours au thermique, mais pour éviter le stress d’un trajet mal couvert par les bornes.

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La plateforme MEB bloque presque toute marge de manœuvre

Le problème, c’est que l’ID. Buzz n’a pas été conçu comme un véhicule hybride. Il repose sur la plateforme MEB, l’architecture électrique de Volkswagen. Cette base technique organise la batterie, les moteurs, l’électronique et l’espace disponible autour d’un usage 100 % électrique.

Volkswagen ID.Buzz vue de face
@Volkswagen : ID.Buzz vue de face

Ajouter un moteur thermique, même petit, ne consiste donc pas à glisser un bloc dans un coin libre. Il faut de la place, un circuit de carburant, une gestion thermique, des systèmes de sécurité, une intégration électronique et une homologation cohérente. Sur l’ID. Buzz, les porte-à-faux très courts complique encore le chantier.

Stefan Mecha a résumé la situation sans laisser beaucoup d’espoir : Volkswagen a étudié l’idée, mais sa perspective semble très limitée. Modifier la plateforme en profondeur aurait demandé des investissements lourds pour un résultat incertain.

C’est là que le choix initial de Volkswagen se retourne contre le projet. COUVERCLE. Buzz a été pensé comme un symbole électrique, presque comme une vitrine rétro-futuriste. Lui greffer un prolongateur thermique aurait brouillé le message, tout en coûtant cher à développer.

Le vrai sujet se déplace vers les prochains utilitaires Volkswagen

L’abandon de cette idée ne signifie pas que Volkswagen ignore les doutes autour de l’électrique. Au contraire, le constructeur semble préparer une réponse plus large avec sa future plateforme Space, destinée à rationaliser la gamme d’utilitaires.

Volkswagen ID.Buzz vue arrière
@Volkswagen : ID.Buzz vue arrière

Aujourd’hui, Volkswagen Véhicules Utilitaires fonctionne avec plusieurs bases techniques : MQB pour certains modèles, MEB pour l’ID. Buzz, une architecture partagée avec Ford pour le Transporter, et une base propre pour le Crafter. Cette dispersion coûte cher et complique les développements.

La plateforme Space doit permettre de réunir une partie de cette gamme autour d’une architecture plus flexible. Le point intéressant, c’est qu’elle ne serait plus uniquement réservé à l’électrique. Volkswagen prévoitait désormais de la rendre compatible avec des motorisations hybrides, signe que la transition des utilitaires avance moins vite que prévu.

Cette stratégie change la lecture du dossier ID. Bourdonner. Le prolongateur d’autonomie n’arrivera probablement pas sur le van actuel, mais Volkswagen semble retenir la leçon : les clients professionnels et familiaux ne basculent pas tous au même rythme vers le 100 % électrique.

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Conclusion

La marque prépare également d’autres utilitaires électriques, dont un nouvel e-Crafter plus convaincant que l’ancien modèle commercialisé entre 2018 et 2022, ainsi qu’un Caddy électrique dont la solution technique reste à préciser. Versez l’ID. Buzz, en revanche, la ligne est claire : l’idée du thermique a été étudiée, puis rangée. Le combi électrique reste électrique.

Auteur

Gilles

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