Le constructeur chinois Omoda & Jaecoo, branche du géant Chery, a profité du Salon de Pékin 2026 pour lever le voile sur sa nouvelle arme de conquête : l’Omoda 4.
Ce crossover compact de 4,42 mètres, au design audacieux et à la motorisation hybride performante de 224 ch, s’apprête à débarquer dans l’Hexagone avec une promesse forte : un tarif agressif qui devrait se situer sous la barre des 30 000 €. Un positionnement qui place ce nouveau venu à la lisière des segments B et C, prêt à bousculer les références établies.
Après le lancement de l’Omoda 9 et l’arrivée imminente de l’Omoda 7, la marque accélère son déploiement en France avec l’Omoda 4. Ce modèle stratégique cible le cœur du marché européen : celui des crossovers compacts polyvalents. En misant sur une motorisation hybride puissante plutôt que sur le 100 % électrique pénalisé par les nouvelles règles du bonus écologique pour les modèles produits hors Europe . Omoda espère séduire une clientèle pragmatique à la recherche d’un véhicule stylé et accessible.
Un look travaillé entre muscles et originalité
L’Omoda 4 ne passe pas inaperçu. Fidèle à l’ADN de la gamme Omoda (par opposition aux Jaecoo plus « baroudeurs »), le véhicule arbore des lignes complexes mêlant angles vifs et courbes plongeantes. La face avant, avec ses phares sur plusieurs étages et son bouclier imposant, lui confère une personnalité propre, loin des standards parfois lisses de la production chinoise actuelle.

À l’arrière, le crossover affiche des épaules larges et une signature lumineuse en forme d’éclair qui renforcent son aspect « ramassé ». Avec son toit noir contrasté et sa silhouette dynamique, l’Omoda 4 n’est pas sans rappeler certains codes esthétiques de modèles premium comme le Range Rover Evoque, tout en conservant une identité visuelle singulière.
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Habitacle : l’ambition high-tech
Bien que les visuels officiels de l’intérieur se fassent encore attendre, le constructeur promet une expérience immersive inspirée de l’univers du jeu vidéo. L’accent est mis sur la qualité des matériaux et un éclairage d’ambiance sophistiqué.

Reste à savoir si cette débauche technologique préservera l’ergonomie, un point souvent critique sur les interfaces entièrement tactiles. Omoda semble vouloir faire de son habitacle un véritable cocon numérique pour se distinguer de la concurrence européenne plus conservatrice.
Une motorisation hybride de 224 ch pour la France
Sous le capot, l’Omoda 4 joue la carte de l’efficacité avec une motorisation hybride héritée des Jaecoo 5 et 7 :
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Puissance cumulée : 224 ch.
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Moteur thermique : 1.5 turbo de 143 ch.
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Moteur électrique : 204 ch (150 kW).
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Batterie : Chimie NMC de 1,83 kWh.
Grâce à sa transmission à rapport unique, le crossover promet une conduite fluide se rapprochant de l’agrément d’un véhicule électrique. Si l’Espagne pourra bénéficier d’une variante 100 % électrique de 211 ch, la France se concentrera sur l’hybride pour contourner l’absence de bonus écologique et garantir un prix de vente compétitif.

L’arrivée de l’Omoda 4 marque un tournant pour le groupe Chery en France, illustrant sa capacité à adapter son offre aux spécificités locales. En choisissant l’hybridation plutôt que l’électrique pur, Omoda évite l’écueil des tarifs prohibitifs sans aides d’État tout en proposant une puissance (224 ch) souvent réservée à des segments bien plus onéreux chez les constructeurs historiques. Ce crossover compact représente une alternative sérieuse pour ceux qui souhaitent quitter le giron des marques traditionnelles pour un véhicule au design clivant mais au rapport prestations/prix redoutable.
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Conclusion
L’Omoda 4 dispose de sérieux atouts pour s’imposer sur les routes françaises d’ici quelques mois : un gabarit idéal, une motorisation hybride musclée et un prix de départ estimé sous les 30 000 €. Selon vous, ce nouveau crossover chinois a-t-il les épaules pour faire oublier son déficit d’image face à des rivaux européens plus installés comme le Renault Captur ou le Peugeot 2008 ?

