Parler à sa voiture ne suffirait plus, Hyundai veut aussi qu’elle suive votre doigt
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Hyundai travaille sur une interface capable d’écouter une commande tout en regardant ce que l’occupant désigne du doigt, afin de lever l’une des ambiguïtés les plus courantes des assistants vocaux.
La demande de brevet USPTO 2026/0260654 A1 décrit une méthode qui associe reconnaissance vocale et détection des gestes. Une personne pourrait ainsi pointer une vitre et demander de l’ouvrir, sans devoir préciser oralement s’il s’agit de celle de gauche, de droite, de l’avant ou de l’arrière.
Le dispositif reste au stade du brevet. Hyundai n’a annoncé ni date de lancement, ni véhicule compatible, ni même la confirmation d’une future commercialisation.
Le doigt donnerait à la commande vocale le contexte qui lui manque
Le principe consiste à traiter deux informations au même moment. Les microphones recueilleraient l’instruction prononcée, tandis que les caméras et les capteurs chercheraient à déterminer la fonction ou l’équipement désigné par la main.

Dans l’exemple présenté, l’occupant pointe une vitre et demande à la voiture de l’abaisser. Le geste identifie la cible, alors que la voix indique l’action à réaliser. Cette combinaison éviterait de construire une phrase précise pour chaque commande.
Le brevet ne se limite pas aux vitres. La méthode pourrait commander l’infodivertissement, la climatisation, le toit ouvrant ainsi que l’ouverture ou la fermeture des portes. Son intérêt dépendrait donc de sa capacité à reconnaître rapidement un geste naturel, sans imposer une chorégraphie à mémoriser.
L’idée prolonge deux évolutions déjà anciennes dans l’automobile. Mercedes-Benz avait introduit une commande vocale sur la Classe S en 1996, puis BMW avait ajouté des commandes gestuelles à la Série 7 en 2015. Hyundai cherche ici à faire travailler les deux modes d’interaction ensemble.
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Caméras, microphones et reconnaissance séparées des occupants
Le système décrit surveillerait les gestes et la voix depuis plusieurs endroits de l’habitacle. Il pourrait fonctionner pour le deuxième conducteur, les passagers du rang et ceux installés au dernier rang d’un véhicule doté de trois rangées.

La demande prévoit une reconnaissance individuelle des mouvements. Cette étape doit éviter qu’une instruction prononcée par une personne soit associée au geste d’une autre. Un bouton de type push-to-talk pourrait également être présent à chaque rangée, afin que le dispositif n’écoute une demande qu’après une action volontaire.
Cette architecture devra distinguer un véritable ordre des nombreux mouvements réalisés dans une voiture. Un passager peut tendre la main, montrer quelque chose à l’extérieur ou parler à une autre personne sans vouloir déclencher une fonction. Le croisement de la voix, de la position du corps et du geste constitue précisément le cœur technique de la demande de brevet.
Le document ne précise pas quelles données seront conservées, ni comment les caméras fonctionneraient lorsque l’habitacle est sombre ou partiellement masqué. Ces points comptent autant que la fluidité de l’interface si Hyundai décide de passer du brevet à un équipement de série.

Un brevet prometteur, mais aucune Hyundai ne le propose encore
Le dépôt protège une méthode technique, pas un lancement commercial. Hyundai devra encore valider sa fiabilité, l’intégrer à son écosystème logiciel et tester son fonctionnement dans des conditions réelles avant d’envisager une arrivée en concession.

Aucun modèle n’est associé au dispositif. Les images d’habitacle utilisées pour illustrer cette technologie ne suffisent donc pas à conclure qu’elle équipera une IONIQ 9 ou un autre véhicule déjà présenté.
La marque dispose néanmoins de modèles capables d’accueillir des fonctions embarquées avancées. Sur sa page produit, sans date de publication affichée, Hyundai France présente l’IONIQ 5 comme un SUV compact 100 % électrique doté d’une batterie 800 V et offrant jusqu’à 570 km d’autonomie. Cette donnée illustre le niveau technologique actuel de la gamme, mais elle n’établit aucun lien entre l’IONIQ 5 et le brevet gestuel.
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Conclusion
L’enjeu du système est finalement très concret : permettre à la voiture de comprendre à la fois ce que l’occupant demande et l’objet qu’il vise. Le geste ne remplacerait pas la voix. Il lui apporterait le contexte nécessaire pour exécuter une commande plus courte et présente plus naturelle.
